Dans les pas de Madeleine, sage-femme qui soigne les victimes d’excision au Sénégal

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Madeleine Diop, sage-femme, vient de réaliser un accouchement aux côtés d’une médecin. La mère a subi des mutilations génitales féminines de type 2.

Madeleine Diop, sage-femme, vient de réaliser un accouchement aux côtés d’une médecin. La mère a subi des mutilations génitales féminines de type 2. Marie Ruwet

REPORTAGE - Dans la région de Tambacounda, les mutilations génitales féminines restent largement répandues malgré la loi et des années de sensibilisation. D’anciennes exciseuses tentent de retrouver une place dans leur communauté.

Sur les pistes rouges de la région de Tambacounda, dans l’est du Sénégal, Madeleine Diop sillonne les villages reculés. Sage-femme itinérante, elle reçoit les femmes dans une petite case, à l’ombre d’un soleil écrasant. « C’est une excision de type 3 », souffle-t-elle en examinant une patiente. Autrement dit, la forme la plus sévère des mutilations génitales féminines. Cette pratique largement répandue en Afrique de l’Ouest consiste à retirer partiellement ou totalement les organes génitaux externes féminins pour des raisons sociales et culturelles, sans justification médicale. Dans sa forme la plus grave, dite « infibulation », les grandes lèvres sont cousues afin de réduire, voire fermer l’ouverture vaginale, exposant les femmes à des douleurs aiguës, des infections et des complications lors des accouchements.

Dans ces zones rurales, explique la sage-femme, la quasi-totalité des femmes qu’elle examine ont été excisées. Pourtant, le Sénégal s’est engagé dès la fin des années 1990…

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Le Figaro

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