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L’Organisation mondiale de la santé tire la sonnette d’alarme concernant le cancer, dont le nombre de cas dans le monde devrait doubler d’ici 2050. Elle appelle à la mise en place d’actions urgentes, car des solutions existent.
Le cancer, fléau du 21e siècle. Dans un communiqué de presse (Source 1), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti : le nombre de cas de cancer dans le monde devrait exploser au cours des prochaines décennies, jusqu’à presque doubler d’ici 2050.
« Avec environ 20,6 millions de nouveaux cas et près de 10 millions de décès par an, le cancer demeure la deuxième cause de mortalité dans le monde, après les maladies cardiovasculaires », rappelle l’organisation, qui prévient : « sans mesures urgentes, le nombre de cas de cancer devrait atteindre près de 35 millions par an d’ici 2050 ».
Une importante marge de progression
Dans son rapport sur le cancer 2026, publié un peu plus tôt (Source 2), l’OMS mesure tout de même les progrès accomplis dans la lutte contre le cancer, notamment en termes d’engagement politique et de prévention (via la lutte antitabac entre autres). Pour autant, la marge de progression est encore importante, car des inégalités persistent sinon augmentent concernant l’accès à la prévention, au diagnostic, aux traitements et aux soins de soutien, selon où l’on vit notamment.
« La survie d’une personne atteinte d’un cancer ne devrait jamais dépendre de son lieu de naissance ni de ses revenus », a rappelé le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS. « Les inégalités mises en lumière dans ce rapport ne sont pas une fatalité ; elles sont le fruit de choix et peuvent être corrigées grâce à une action concertée et renforcée », a-t-il ajouté.
De son côté, le Dr Elisabete Weiderpass, directrice du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’OMS, a estimé que les progrès sont encore « trop lents », et ce d’autant plus que « le profil du cancer évolue, de plus en plus sous l’effet de la hausse des taux d’obésité, de la sédentarité, des mauvaises habitudes alimentaires et de la pollution atmosphérique ». Aussi, « la prévention du cancer doit demeurer une priorité politique », a-t-elle martelé.
Quatre cancers sur dix évitables
L’OMS en appelle ainsi à l’intensification des collaborations entre les différents acteurs - gouvernements, société civile, institutions universitaires, secteur privé, organisations internationales -, afin de mettre en œuvre une approche plus globale, centrée sur les personnes touchées. Autrement dit, les solutions existent, et l’OMS a même listé sept recommandations clés et trois changements stratégiques à mettre en œuvre pour changer la donne en matière de cancer.
Car s’il était autrefois associé au vieillissement, le cancer concerne désormais de plus en plus les populations plus jeunes, notamment le cancer colorectal. Par ailleurs, l’OMS rappelle que près de quatre cas de cancer sur dix dans le monde sont liés à des facteurs de risque évitables : des infections telles que le papillomavirus humain (VPH), les hépatites B et C et Helicobacter pylori, la consommation d’alcool et de tabac, un indice de masse corporelle élevé (surpoids ou obésité), et une activité physique insuffisante. De quoi rappeler l’importance de mesures de prévention efficaces, en plus de l’intensification des moyens mis en œuvre pour trouver des traitements.

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