Doubles sièges d'avion, toilettes renforcées : la logistique colossale du tournoi de sumo organisé ce week-end à Paris

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Par Le Figaro avec AFP

Le 13 juin 2026 à 09h06

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Image d’illustration. kadenkei / ADOBE STOCK

Plus de trente ans après leur dernier passage à Paris, les plus grands lutteurs de sumo japonais investissent ce week-end l’Accor Arena de Bercy pour un tournoi exhibition exceptionnel.

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La fine fleur du sumo japonais se déplace à Paris ce week-end pour un tournoi exhibition de deux jours, le premier en plus de 30 ans dans la capitale française. Voici quelques exemples insolites de la logistique mise en place autour de l'événement.

L'eau du robinet au peigne fin

Les coiffures élaborées des lutteurs sont un symbole du sumo: leurs cheveux sont manipulés uniquement par des professionnels qui les enduisent de généreuses quantités d'une huile spéciale à l'odeur vanillée caractéristique et les apprêtent en «chignons» dont la forme rappelle une feuille de ginkgo biloba.

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Pour ne prendre aucun risque, des responsables de l'Association japonaise de sumo sont venus il y a quelques mois s'assurer que l'eau du robinet parisienne conviendrait pour leurs shampoings, en vérifiant notamment sa teneur en calcaire, explique à l'AFP David Rothschild, promoteur du tournoi de ce week-end. Le verdict était positif. Sans quoi ils auraient dû utiliser de l'eau minérale.

Les lutteurs de sumo japonais yokozuna Hoshoryu et yokozuna Onosato assistent à une conférence de presse avant le tournoi de sumo MUFG de Paris 2026, au centre culturel japonais à Paris, France, le 11 juin 2026. Alice Sacco / REUTERS

Doubles sièges et toilettes renforcées

La délégation de poids -150 personnes dont une soixantaine de sumotoris- qui a fait le voyage depuis Tokyo - a été répartie à bord de deux avions, pour des questions de capacité mais aussi de sécurité, «comme pour les premiers ministres et présidents qui doivent voyager séparément», explique David Rothschild.

Les lutteurs, dont tous les aspects de la vie sont régis par leur classement, étaient assis en première classe pour les champions, en business pour les suivants et en classe économique pour les moins biens classés, qui disposaient tout de même de deux sièges pour loger leur imposante carrure. Les toilettes de l'Accor Arena de Bercy, où a lieu l'événement, et de l'hôtel des sumotoris, ont également dû être renforcées pour supporter leur poids.

10 tonnes de terre francilienne

Les organisateurs ont fait analyser par un ingénieur agronome la terre employée au Japon à la construction du dohyo - le gigantesque podium surmonté d'un cercle de 4,55 mètres de diamètre où se déroulent les combats- pour chercher un équivalent en France. Ils ont trouvé en région parisienne la perle rare, dont 10 tonnes seront utilisées à l'Accor Arena de Bercy, avec aussi 150 kg de sable et autant de ciment.

Un lutteur de sumo jette du sel sur le dohyo avant son combat, selon un rituel de purification. N/ymzk / ADOBE STOCK

200 kg de sel de Guérande

Le sel occupe une place prépondérante dans la religion shintoïste d'où sont issus les rituels du sumo, jeté notamment par poignées par les lutteurs avant un combat. Quelque 200 kg de sel de Guérande ont été acheminés à cet effet depuis Le Croisic.

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Costumes sous haute surveillance

La dernière venue des lutteurs de sumo à Paris en 1995 avait été marquée par la destruction de leurs tenues d'apparat dans l'incendie d'un entrepôt à l'aéroport, quelques jours avant l'événement, qui avait obligé les instances du sumo à se faire envoyer en urgence des remplacements.

«Ils m'ont tous parlé de cet incendie et de comment ça avait été je pense assez traumatisant», raconte David Rothschild. Il y a donc eu «vraiment des précautions qui ont été prises sur l'acheminement du matériel».

Les rikishis Tochikodai Hideki (à gauche) et Tochitaikai Yu (à droite) posent pour une photo sur les Champs-Élysées, devant l’Arc de Triomphe, à Paris, le 5 février 2025. Trente ans après leur dernière venue à Paris, les rikishis reviendront l’an prochain, en juin 2026, pour le tournoi de sumo 2026. THIBAUD MORITZ / AFP
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