Eliminer un à un les hauts responsables iraniens, jusqu'à épuiser le sommet du régime. Après l'assassinat de l'ayatollah Khamenei, de son chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, ou de figures comme le ministre du renseignement Esmail Khatib, les Etats-Unis et Israël ont choisi la "stratégie de décapitation". Une doctrine éprouvée contre des acteurs non étatiques, illustrée par l’élimination d’Oussama ben Laden en 2011.

Jusqu'ici, la stratégie n'avait toutefois que rarement été utilisée contre un régime. L'exemple le plus proche est probablement la campagne menée par la Russie en Tchétchénie. Au tournant du siècle, le Kremlin avait fait la promesse d'éliminer les leaders rebelles tchétchènes, avant d'installer au pouvoir Ramzan Kadyrov, un leader local pro-Moscou.

Ce précédent est-il transposable à l'Iran ? L'Express a interrogé le Dr Austin Long, ancien responsable de la stabilité stratégique au Joint Staff, au coeur de la planification militaire américaine, aujourd'hui Senior Fellow au MIT.