Economie. Pour les enfants des dirigeants actuels, le fait de leur succéder à la tête de la société familiale n'est pas un processus qui va de soi, révèle la banque Lombard Odier dans une étude.
Publié le 17/03/2026 à 14:59

Un arbre généalogique et des photos anciennes.
PHOTOPQR/L'ALSACE/MAXPPP
Comment préparer la relève dans les entreprises familiales ? La banque privée suisse Lombard Odier s’est penchée sur cette épineuse question à travers une enquête de terrain réalisée en partenariat avec les étudiants d’HEC Paris. Edouard de Saint Pierre, son directeur général pour la France, dévoile à L’Express ses principaux enseignements.
L'Express : Vous invitez les dirigeants familiaux, dans cette étude, à passer "du silence au dialogue". Pourquoi cet appel ?
Edouard de Saint Pierre : Lombard Odier est une maison familiale de 230 ans d'existence. Elle a été transmise sept fois. J’appartiens moi-même à la huitième génération d'une des quatre familles fondatrices. Cette logique de family business, nous l'avons chevillée au corps.
L’écosystème des sociétés familiales a longtemps brillé par sa discrétion mais il a donné de la voix à l’automne dernier, quand la remise en cause du pacte Dutreil a émergé dans le débat public. Aussi perfectible soit-il, ce dispositif fiscal est le seul levier qui permet aujourd’hui en France de transmettre une entreprise à ses proches. Pour beaucoup de familles, cette mise à l’index du Dutreil a fait l’effet d’un coup de tonnerre : elles se sont senties obligées de sortir de leur traditionnelle réserve pour en rappeler l’importance, et les mérites.

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