Le comparateur. En matière de poids du financement des retraites sur la fiche de paie, la France est loin d'être exemplaire. Voici pourquoi nos voisins font mieux.
Publié le 29/05/2026 à 07:30

Le poids de la solidarité intergénérationnelle sur la fiche de paie est plus élevé en France que chez plusieurs de ses voisins sur le continent
PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
N’en déplaise à Donald Trump, le "jour de libération" des actifs français ne tombe pas le 2 avril mais le 4 mai. Rien à voir avec le "Liberation Day" du président américain : c'est à cette date, en 2026, qu’un travailleur français au salaire médian (2 200 euros) a cessé de travailler uniquement pour financer les retraites et la santé de ses aînés, selon les économistes Erwann Tison et Maxime Sbaihi. Au cœur de leur calcul, la part de 37 % du salaire superbrut – le coût total pour l’employeur – convertie en jours ouvrés.
En 2024, les dépenses liées aux retraites pesaient pour près de 14 % du PIB tricolore, surpassant la moyenne européenne. "Ce poids s’explique surtout par le faible taux d’emploi des actifs et l’importance de la part des retraités dans la population âgée, qui découle d'un âge précoce de départ à la retraite par rapport à d'autres pays européens", détaille François Ecalle, fondateur de Fipeco. Non seulement la date française de "libération" des actifs est de plus en plus tardive, mais elle est, chez la plupart de nos voisins, bien plus précoce.

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