Foot : l'équipe féminine d’Iran célébrée à Téhéran après son retour d'Australie

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Par Le Figaro avec AFP

Le 19 mars 2026 à 20h18

La sélection iranienne de foot en 2023.

La sélection iranienne de foot en 2023. SUSA / Icon Sport

L’équipe féminine de football d’Iran a été célébrée à son retour à Téhéran ce jeudi après avoir été au cœur de plusieurs polémiques.

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L'équipe féminine de football d'Iran a été célébrée jeudi à Téhéran par les autorités après leur retour d'Australie, où elle s'était retrouvée au cœur d'une polémique sur l'hymne national et des demandes d'asile en marge de la Coupe d'Asie. Plusieurs milliers d'Iraniens, nombreux à brandir des drapeaux, se sont rassemblés jeudi soir sur la place Valiasr à Téhéran pour les accueillir, selon des images diffusées par la télévision d'État.

«Mon choix. Ma patrie», pouvait-on lire sur un panneau d'affichage géant sur la place, montrant les joueuses portant le hijab islamique et saluant le drapeau iranien. Arrivées en bus, les sportives, vêtues de survêtements sombres et portant le voile obligatoire, se sont vues remettre des fleurs avant de monter sur une scène. L'équipe était arrivée mercredi en Iran après avoir traversé la frontière avec la Turquie. Elle a ensuite rejoint par la route Téhéran, à près de 900 km.

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Sept membres de la délégation féminine iranienne (six joueuses et un membre de l'encadrement) avaient initialement demandé l'asile à l'Australie, après avoir été qualifiées de «traîtresses» dans leur pays pour avoir refusé de chanter l'hymne national avant un match, en pleine guerre opposant l'Iran aux États-Unis et à Israël. Cinq sont revenues sur leur demande d'asile et seules deux joueuses sont finalement restées sur le sol australien.

Des menaces sur les familles des joueuses ?

Des militants des droits humains ont accusé les autorités iraniennes d'avoir fait pression sur leurs familles, notamment en convoquant leurs parents à des interrogatoires. Téhéran accuse au contraire l'Australie d'avoir tenté de pousser les joueuses à faire défection. Selon Farideh Shojaei, une responsable de la fédération iranienne de football, l'équipe a été «affectée par des tensions et des pressions extérieures» lors de son séjour en Australie.

Elle a affirmé à l'agence de presse Mehr que les joueuses avaient reçu «des promesses alléchantes de résidence, de salaires et d'avantages financiers importants». «Fières et soucieuses de préserver leur amour pour la patrie, elles ont cependant refusé de rester en Australie», a-t-elle ajouté. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait également déclaré mercredi que les joueuses avaient «déçu les ennemis» de la République islamique en résistant «à la tromperie et aux intimidations des éléments anti-Iran». Après avoir quitté l'Australie, l'équipe est restée à Kuala Lumpur (Malaisie) avant de s'envoler lundi vers Oman, puis de prendre un avion mardi pour Istanbul.

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