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LA QUESTION DU JOUR – Avec son formidable triplé à Lille lundi soir, le Munichois a frappé (une nouvelle fois) un grand coup. Au point de s’imposer comme le leader offensif de l’équipe de France ?
Passer la publicité Passer la publicité«Le meilleur joueur au monde actuellement.» Le dithyrambe n’était pas français lundi soir, mais nord-irlandais au sujet de Michael Olise. Auteur d’un triplé, son premier sous le maillot des Bleus, le joueur de 24 ans en a profité pour porter à 7 son total de buts en 17 sélections. Rien d’historique, ni de faramineux. Ce qui l’est en revanche, c’est la qualité de sa saison au Bayern Munich, avec qui il a signé 15 buts et 19 passes décisives rien qu’en Bundesliga. Avec quelques master class au passage. Et ces statistiques, aussi impressionnantes soient-elles, traduisent insuffisamment l’influence du Français sur le jeu de son équipe. Sur sa capacité, aussi, à faire la différence et à mettre au supplice la défense adverse.
«Tout est facile pour lui, il est très efficace, c’est très bien», s’est réjoui Didier Deschamps au micro de TF1 après la victoire décrochée contre l’Irlande du Nord (3-1). «Il y aura besoin d’autres joueurs aussi mais, sur ce match, évidemment avec ce triplé, ça le met encore plus en valeur. Il a une capacité impressionnante à répéter les efforts.» Car Olise n’est pas le type de joueur offensif qui se contente de trottiner quand son équipe n’a plus le ballon, contrairement à certains (toute référence à un certain Kylian Mbappé est purement fortuite). Défendre ne lui pose aucun problème. Et ce qu’il fait avec un ballon paraît tout aussi simple. Comme l’ont démontré ces deux derniers buts contre les Nord-Irlandais, le premier inscrit d’une demi-volée surpuissante du pied gauche, alors que le second est survenu après un petit festival et une frappe enveloppée sublime, direction la lucarne opposée.
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Comme lors de la demi-finale de Ligue des Champions contre le PSG, Olise est surveillé comme le lait sur le feu pour sa capacité à faire la différence à n’importe quel moment. Tel un poison permanent. De quoi en faire l’atout offensif numéro 1 des Bleus lors de la Coupe du monde, qui commencera le 16 juin prochain face au Sénégal ? Avec à ses côtés Kylian Mbappé et le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, cela pourrait apparaître comme présomptueux de l’affirmer. Et encore plus d’en faire le patron de l’équipe de France. Pour une simple et (très) bonne raison : Olise n’a pas l’étoffe pour un tel costume en raison de sa personnalité qualifiée par Deschamps lui-même «d’introvertie».
Taiseux, le Munichois n’est pas, et ne sera sans doute jamais un leader de vestiaires comme peut l’être un Mbappé, ou le sera probablement un jour un Désiré Doué. En revanche, Olise peut s’imposer comme un leader sur le terrain, par la qualité de ses prestations. Déjà, le match contre l’Irlande du Nord a livré un enseignement particulièrement intéressant : alors que, jusqu’à présent, Deschamps le positionnait dans l’axe, le sélectionneur des Bleus a changé son fusil d’épaule pour le replacer à droite, là où il brille avec le Bayern et où il a le plus de repères. Une forme d’adoubement pour Olise, dont le statut en Bleu a évolué. Sans qu’il ne revendique rien. Pas le genre de la maison pour cet homme de peu de mots. Mais qui inflige mille maux à ses adversaires. Alors patron, sans doute pas, mais fer de lance offensif, oui, très certainement.

il y a 2 day
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