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Le centre international de 32 ans dispute ses dernières rencontres avec le club francilien avant de rejoindre le RC Toulon. Cela commence - et peut se terminer - avec le barrage de samedi face à la Section Paloise.
Clap de fin à venir. À 32 ans, Gaël Fickou a annoncé qu’il se lancera, la saison prochaine, un dernier défi en rejoignant le Rugby Club Toulonnais, alors qu’il lui restait une dernière année de contrat au Racing 92. Son arrivée dans le Var a été officialisée ce mercredi. Mais, avant cela, le trois-quarts centre international (98 sélections) termine sa saison avec le Racing 92, le club où il évolue depuis 2021 après avoir porté les couleurs de Toulouse et du Stade Français Paris. Un match de barrage sur la pelouse du Hameau face à la Section Paloise. Avant ce match capital, le manager Patrice Collazo sent son équipe concentrée, motivée à l’idée de faire tomber Pau à domicile pour la première fois de la saison. «Il faut un sentiment d’appartenance très fort. Je pense que ça, on l’a, insiste-t-il. À partir de là, on crée des connexions. On est lancés dans un truc, à nous de faire le maximum pour que ça dure le plus longtemps...»
Pour Gaël Fickou, ce match à Pau pourrait bien être le dernier avec le club altoséquanais. Sur Canal +, le Varois a toutefois confié qu’il ne se sentait plus vraiment en phase avec son équipe. «Je sentais depuis un moment que la vision de mon jeu n’était pas en corrélation de ce qu’on produisait, a-t-il lâché. Je pensais surtout qu’il fallait que je change un peu d’air pour avoir ce coup de fouet, pour retrouver la flamme...» Pas vraiment le «sentiment d’appartenance très fort» dont parle son manager. En quatre saisons dans les Hauts-de-Seine, il a disputé 106 matches (95 comme titulaire) et inscrit 28 essais.
Ce qui m’a toujours animé dans ce sport, c’est l’équipe de France, plus que tout le reste. Si je suis bon en club, ça me permet d’être en équipe nationale
Gaël FickouAu RC Toulon, il entend se relancer, trouver un nouveau souffle après une saison 2025-2026 en dedans. Loin de ses standards habituels. Il a notamment fallu digérer la déception du dernier Tournoi des six nations, où il avait été écarté durant toute la compétition. «C’est la première fois que je rate le Tournoi de A à Z. Cela m’était déjà arrivé de manquer des débuts ou des fins à cause de blessures ou de choix, mais jamais entièrement. (...) Il y a toujours eu de la concurrence. Pendant une grande partie de ma carrière, j’ai été un joueur cadre, mais aujourd’hui les cartes sont rebattues», avait-il souligné dans Midi Olympique. À l’occasion de la première édition du Championnat des nations en juillet (Nouvelle-Zélande, Australie, Japon), Fickou pourrait, à nouveau, avoir sa chance dans un groupe privé de plusieurs cadres.
Mignoni : «Je trouve que c’est une belle histoire pour lui de terminer certainement sa carrière à Toulon»
En attendant le prochain Mondial en Australie qui reste, pour celui qui était le capitaine de la défense tricolore lors du premier mandat de Fabien Galthié, une priorité. Il ne s’en cache pas. «Mon objectif, c’est la Coupe du monde, c’est ce qui me tire et me pousse à être bon. Le Top 14, je le connais par cœur, ça fait des années que j’y suis. Bien sûr que je veux gagner le Top 14, la Coupe d’Europe, c’est une évidence. Mais ce qui m’a toujours animé dans ce sport, c’est l’équipe de France, plus que tout le reste, insiste-t-il. Si je suis bon en club, ça me permet d’être en équipe nationale.»
International français le plus capé en activité, Gaël Fickou compte 98 sélections avec le XV de France, encore deux petites unités pour devenir le (seulement) troisième «centurion» après Fabien Pelous (118) et Philippe Sella (111). Le secret de sa longévité ? Il l’avait évoqué auprès du Figaro en novembre dernier : «Je pense que je me connais parfaitement. Comme le dit souvent Fabien (Galthié) en me taquinant, je sais me gérer comme il faut. Depuis le temps, j’ai compris comment ça fonctionnait.» Et de sourire : «Il y a des matins, je sais que je ne peux pas accélérer à l’entraînement. Alors je n’accélère pas...» Encore un dernier coup de collier pour conclure sa belle histoire en bleu.
Il aura tout le soutien de Pierre Mignoni, qui salue en lui «un joueur d’expérience». «C’est un joueur qui a été formé ici, je trouve que c’est un beau challenge pour lui, et pour nous de le rendre performant, il peut nous apporter beaucoup de choses, apprécie le technicien varois. Il a beaucoup d’expérience, c’est un joueur de très haut niveau encore.» Et de poursuivre : «Je trouve que c’est une belle histoire pour lui de terminer certainement sa carrière à Toulon et une belle histoire pour nous de récupérer un excellent joueur.» Retour aux sources.

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