Handball : «On doit s’imprégner du nouveau coach et travailler, tout simplement», affirme Dylan Nahi

il y a 16 hour 2

ENTRETIEN – L’ailier de l’équipe de France a évoqué l’arrivée de Talant Dujshebaev, qu’il connaît à la perfection, à la tête des Bleus, ainsi que les deux matches amicaux qui l’attendent face à l’Espagne cette semaine.

Comment se sont passés ces premiers jours sous la direction d’un nouveau sélectionneur, Talant Dujshebaev ?
Dylan Nahi : Déjà, cela m’a fait du bien de retrouver l’équipe de France. C’est toujours une fierté de porter le maillot bleu. Après, personnellement, c’est cool parce que c’est aussi mon coach en club, et cela me fait plaisir de le retrouver aussi ici.

Ne craignez-vous pas de faire une indigestion de Talant à un moment ?
(Rires) Ce n’est pas moi qui décide qui est mon entraîneur, que ce soit en club ou en sélection. Je suis là pour faire mon boulot. Après, il y a une différence très claire et très nette entre le club et l’équipe de France. Et ça, tout le monde le sait. Le club, c’est notre quotidien, et l’équipe de France, c’est le pays, la fierté de le représenter. Il faut bien faire la différence entre les deux, et Dujshebaev sait faire la différence. Même si, en l’occurrence, je ne performe pas en club, il n’y aura pas d’équipe de France pour moi, tout simplement. Et il sera le premier à le voir si je ne suis pas bon en club (sourire).

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Du fait de le côtoyer en club, estimez-vous avoir un rôle particulier auprès de vos coéquipiers qui ne le connaissent pas pour leur expliquer comment il fonctionne ? 
Tout le monde connaît Talant, en vrai. Donc non, pas particulièrement. Chacun va le découvrir à sa manière et d’une certaine façon, mon ressenti sur sa manière de travailler n’a pas d’importance. Nous avons un nouveau sélectionneur et c’est à nous de faire en sorte que l’adaptation se passe bien.

Comment le définiriez-vous en tant qu’homme et en tant qu’entraîneur ? 
Je n’ai pas trop envie de rentrer dans le côté personnel, si ce n’est que c’est quelqu’un que je porte beaucoup dans mon cœur, de par la relation qu’on a en club. Concernant sa méthode de travail, c’est quelqu’un qui a une énorme expérience, qui a vu beaucoup de choses en tant que joueur et en tant qu’entraîneur, qui maîtrise parfaitement l’aspect tactique et qui a un vrai impact positif sur la vie de groupe car il accorde une grande importance aux rapports humains. Donc c’est vraiment bien.

Son profil est-il très différent de celui de son prédécesseur, Guillaume Gille ?
Oui, ce sont deux coaches très différents, qui ont une façon de voir les choses différemment. Mais en dépit de leurs différences, cela reste deux très bons coaches. Le temps qu’on a passé avec Gille en équipe de France a été génial. J’ai appris beaucoup de choses personnellement avec lui. Et je le remercie beaucoup pour ça.

Dylan Nahi Baptiste Fernandez / Icon Sport

Estimez-vous que le changement est une bonne chose ? Ou au contraire, vous fait-il un peu peur ?
Je ne suis pas là pour dire si c’est une bonne chose ou pas. Moi, je suis juste un joueur qui doit performer en club pour espérer revenir en équipe de France à chaque fois. C’est tout ce dont j’ai à penser.

On reste l’équipe de France et l’objectif est toujours d’aller le plus haut possible.

Dylan Nahi

Avec le recul, que vous reste-t-il de la 7e place du dernier Euro en janvier ?
Ce qui reste, je pense que c’est avant tout une frustration. Mais maintenant, il faut passer à autre chose. On n’a pas eu ce qu’on voulait. On reste l’équipe de France et l’objectif est toujours d’aller le plus haut possible. Sur cet Euro, on ne l’a pas fait et il faut qu’on analyse bien pourquoi afin de repartir de l’avant et de se concentrer rapidement sur le futur, sans trop ressasser le passé.

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Comment voyez-vous cette double confrontation avec l’Espagne (match ce jeudi et dimanche) ?
Déjà, on doit s’imprégner de ce nouveau coach, bosser sur ce qu’il veut qu’on produise et on doit faire du mieux possible dès ces deux premiers matches. Il faut que l’on travaille, tout simplement. Sur ces deux matches, il ne doit pas y avoir d’idée de revanche (l’Espagne avait battu la France lors du dernier Euro 36-32) ou quoi que ce soit d’autre.

La notion de travail sera donc plus importante que le résultat sur ces deux matchs…
Le résultat est toujours important en équipe de France, et très souvent, le résultat va avec le travail, comme une récompense quand il est bien fait. Donc je ne place pas l’un au-dessus de l’autre, car à mes yeux, tout s’entremêle et est totalement lié.

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