Une dernière danse et ce sera fini. Il sera alors temps de raccrocher le maillot, de ranger le ballon. Dans un long entretien accordé au journal L’Équipe, l’international français de basket Evan Fournier, 33 ans, a annoncé qu’il comptait mettre un terme à sa carrière en 2028, à l’issue de son contrat avec son club grec de l’Olympiakos et, surtout, après une dernière campagne avec les Bleus aux Jeux de Los Angeles.
« Pour dire la vérité, je pense que je termine ce contrat et que je raccroche, confie le gamin de Charenton (Val-de-Marne). Je n’irai pas plus loin. Ce n’est pas totalement réfléchi ou décidé, mais c’est l’idée. J’ai de plus en plus de mal avec des petites choses, qui m’y font penser. »
Il veut faire le Mondial 2027
Ces choses ce sont les moments passés avec ses proches. « Il n’y a personne, plus que moi, qui veut gagner l’Euroligue, mais il y a aussi des moments, par exemple en déplacement, où je suis saoulé, confie celui qui a passé 12 saisons en NBA. Je veux être avec mes enfants (il en a deux), voyager avec ma femme, passer du temps avec mes parents, profiter de la vie que je n’ai pas eue jusqu’à maintenant parce que le basket prenait tout. Je sais que ce n’est pas pour tout de suite. Ce n’est pas la première fois, j’avais déjà envisagé de tout arrêter après les JO de Paris. Mais après deux semaines sans basket, ça me démangeait et j’ai décidé de me faire un dernier kif en Grèce. »
Une annonce qui répond à la question de son avenir avec les Bleus. Alors que certains pensaient qu’il avait disputé son 118e et dernier match avec l’équipe de France lors de la finale des Jeux de Paris en 2024 - perdue face aux Avengers américains -, il affirme qu’il sera là pour les prochains rendez-vous internationaux et aux Mondial de 2027 si la France se qualifie.
« Oui, c’est catégorique. Enfin, je viendrai… Si on m’appelle », plaisante celui qui a eu l’occasion de rencontrer le sélectionneur Frédéric Fauthoux dernièrement.
Déjà double vice-champion olympique (2021 et 2024), Fournier est donc en quête d’une troisième médaille olympique avant de raccrocher. Cette breloque le ferait entrer un peu plus dans l’histoire de l’équipe de France de basket.




