JO 2030 : le comité d'organisation, en «transition», continue de chercher son numéro 2

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Par Le Figaro avec AFP

Le 19 mars 2026 à 19h57

Cyril Linette a quitté le Cojop fin février.

Cyril Linette a quitté le Cojop fin février. Johnny Fidelin / Icon Sport

Orphelin d’un numéro 2 depuis le départ de Cyril Linette après des «désaccords insurmontables» avec le président Edgar Grospiron, le comité d’organisation des JO 2030 est toujours en «transition».

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Le comité d'organisation des JO 2030, lesté par une crise de gouvernance, a indiqué jeudi que le processus de recrutement de son numéro 2 est toujours en cours, officialisant l'arrivée de l'ex-préfet Michel Cadot qui sera aux manettes pendant cette «transition». En pleins Jeux olympiques d'hiver italiens, les organisateurs des JO 2030 dans les Alpes françaises avaient fait part de «désaccords insurmontables» entre Edgar Grospiron, président du comité d'organisation, et son directeur général Cyril Linette.

Ce dernier a quitté le Cojop fin février, quatrième départ d'une série noire entamée avec la démission en décembre de la directrice des opérations, suivie de celle du directeur de la communication, puis du président du comité des rémunérations. Jeudi, un bureau exécutif réunissant les parties prenantes de ces Jeux (gouvernement, régions hôtes, comités olympique et paralympique) a officialisé l'arrivée de Michel Cadot, annoncée par la presse la semaine dernière. L'ex-délégué interministériel aux JO 2024 et ancien préfet d'Île-de-France mènera «une mission d'accompagnement temporaire», visant «à garantir la stabilité et l'avancement des dossiers stratégiques», selon un communiqué.

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Évoquant un «contexte de transition», le Cojop indique que «le processus de recrutement du futur directeur général ou de la future directrice générale se poursuit afin d'identifier un profil expérimenté, capable d'accompagner durablement la préparation et la livraison des Jeux». Le bureau exécutif a également approuvé «une nouvelle trajectoire opérationnelle», visant entre autres à «clarifier les responsabilités et adapter l'organisation aux enjeux de préparation et de livraison des Jeux», à la suite des recommandations de l'ancien directeur général de Paris 2024, Étienne Thobois, mandaté pour une «mission d'accompagnement» en pleine crise de gouvernance.

Estanguet et Fourcade ont déjà quitté le navire

Au titre des priorités, le Cojop dit entre autres vouloir «associer plus étroitement les athlètes et le mouvement sportif», et «mobiliser rapidement les territoires hôtes». Ce fonctionnement moins centralisé a été prôné devant les sénateurs fin février par Pierre-Antoine Molina, délégué interministériel aux Jeux, qui s'est prononcé en faveur d'un déploiement «avant l'été» de directions locales du comité d'organisation sur les quatre grands pôles qui accueilleront les JO (Savoie, Haute-Savoie, Nice et Briançonnais).

Le Cojop annonce également «le renouvellement à venir de certains membres du conseil d'administration». En décembre, afin d'éviter tout risque de conflit d'intérêts, l'ancien patron des Jeux de Paris 2024 Tony Estanguet et le biathlète Martin Fourcade avaient en effet «fait part de leur volonté» de quitter l'instance «dans le cadre de leurs futures activités professionnelles».

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