Un rebondissement. Encore. Deux mois plus tard. Ce mardi soir, la Confédération africaine de football a annoncé que le titre remporté par le Sénégal à la Coupe d’Afrique des nations le 18 janvier dernier, après une victoire 1-0 après prolongation, lui était retiré et attribué au Maroc.
Le jury d’appel a décidé de « déclarer l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale » après que celle-ci a quitté la pelouse dans les arrêts de jeu à la suite d’un pénalty attribué aux Marocains.
Alors que Brahim Diaz avait complètement loupé sa panenka et que Pape Gueye avait ensuite inscrit le but victorieux, la Fédération marocaine avait déposé un recours, qui a donc mené à ce revirement de situation improbable.
De source proche de la Fédération, on explique que l’enjeu du recours « dépasse le cadre du match concerné ». « Il porte sur l’interprétation de dispositions essentielles à la stabilité, à la cohérence et à la crédibilité des compétitions dans leur ensemble et ne vise pas à remettre en question la performance des équipes en présence. »
« C’est une application stricte des règles qui permet d’éviter la banalisation d’incidents sur le terrain. Le problème dépasse un simple match : l’absence de fermeté face à ces dérives ouvre la porte à leur répétition. À terme, c’est l’esprit même du football qui est en jeu, poursuit-elle. L’absence de fermeté sur ce genre de comportement risquerait fort de laisser place à une interprétation très large de règles pourtant parfaitement claires. Cela contribuerait à créer un flou, une zone grise, un précédent, qui risque de se répéter ailleurs. »
Après près de deux mois de bataille, la Fédération marocaine, qui a avancé les exemples de la finale de la Ligue des champions de la CAF 2018-2019 (Wydad-Espérance Tunis) et de la Supercoupe de Turquie (Fenerbahçe-Galatasaray), a obtenu gain de cause.
Le Sénégal peut toutefois encore saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS), dans un délai de dix jours, pour faire réviser la sanction.




