En septembre 2023, un technicien de maintenance avait été pris de vomissements et de maux de tête après avoir inhalé une bouffée d’air contaminée pendant une intervention dans les sous-sols de la Gare de Lyon. Aucun masque filtrant ne lui avait été fourni par la RATP.
Vomissements, maux de tête puis hospitalisation : le Tribunal judiciaire de Paris a rendu vendredi 13 mars son délibéré dans l’affaire d’un salarié de la RATP (Régie autonome des transports parisiens) exposé à un gaz mortel en septembre 2023. Aux côtés d’un autre technicien de maintenance, ce dernier avait été appelé à intervenir pour une fuite d’hydrogène sulfuré dans les sous-sols de la Gare de Lyon, sans qu’aucun masque filtrant ne leur soit fourni.
Pris de vomissements et de maux de tête après avoir inhalé une bouffée d’air, il avait perdu connaissance avant d’être hospitalisé avec un pronostic vital engagé. L’homme s’en était finalement sorti après deux jours passés en réanimation. L’enquête, dirigée par le pôle social, environnement et consommation du Parquet de Paris, avec l’appui du commissariat du XIIe arrondissement et l’inspection du travail, a démontré qu’il ne disposait pas des équipements de sécurité obligatoires.
22 500€ d’amende
Lors de l’audience, le Parquet de Paris avait requis la peine maximale pour une personne morale, à savoir 75 000 euros, à l’encontre de la RATP. Lundi, l’instance a finalement indiqué sur ces réseaux sociaux que la régie de transports a été condamnée à 7500 euros d’amende pour blessure involontaire avec incapacité n’excédant pas trois mois, et 15 000 euros d’amende pour les autres infractions délictuelles.
Le chef de service du technicien intoxiqué a également été condamné à 9 000 euros d’amende : 5 000 pour les blessures involontaires et 4 000 pour les autres infractions délictuelles. Le Parquet a également imposé que la décision de justice soit affichée au siège social et sur le site de la RATP pendant deux mois.

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