DÉCRYPTAGE - Après un multiplex de Ligue des champions haletant ce mercredi soir, découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction du Figaro.
TOPS
Mohamed Salah, le réveil de la force
Après la pluie, le beau temps. Mohamed Salah a montré deux visages bien distincts à ses supporters ce mercredi soir (à l’occasion de la victoire de Liverpool 4-0). En première période, l’Égyptien de 33 ans a été fantomatique dans le jeu courant avant de manquer un penalty au bout du temps additionnel, d’une frappe molle et sans envie repoussée par le portier de Galatasaray. Au retour des vestiaires, c’est le Salah séduisant et entreprenant qui a foulé la pelouse. D’abord passeur décisif pour Hugo Ekitiké (51e) puis impliqué sur le but de Gravenberch (53e), la légende de Liverpool a gratifié Anfield d’un bijou à la 62e minute, sur une frappe dans la lucarne gauche des buts de Çakir (son 50e but en Ligue des champions). Avant de céder sa place sous un tonnerre d’applaudissements quelques minutes plus tard. Si certains pouvaient en douter, Mohamed Salah est toujours capable de revêtir son costume de sauveur dans une (très) grande soirée européenne. On peut évidemment saluer les prestations de Hugo Ekitiké et Dominik Szoboszlai, auteurs d’un but chacun.
L’attaque de feu du Barça
Sept buts marqués dans un même match. C’est déjà suffisamment rare. Mais lorsque cela se produit en phase à élimination directe de Ligue des champions, cela prend une tout autre dimension. Les Barcelonais ont montré à l’Europe entière qu’il vaut mieux avoir une défense solide si on les affronte. Newcastle l’a appris (trop tard) à ses dépens en s’inclinant 7-2 au Camp Nou. Raphinha a rapidement ouvert le score (6’) avant que Marc Bernal (18e), puis Lamine Yamal (47e+7) ne redonnent successivement l’avantage aux Catalans, à chaque fois repris par des Magpies tenaces en première période.
La seconde mi-temps a été un récital absolu. Fermín Lopez a commencé dès le retour des vestiaires (51e). Dans une défense anglaise aux abois, les offensifs Barcelonais se sont ensuite amusés et ont encore aggravé le score. D’abord par l’intermédiaire de Robert Lewandowski, peu en vue en première période. Le Polonais a décidé de tuer tout suspense en claquant un fabuleux doublé (56e et 61e). Raphinha a parachevé son chef-d’œuvre en marquant l’ultime but de son équipe (72e), qui aurait pu en mettre encore davantage. Les Catalans ont semble-t-il eu un peu de pitié pour leurs adversaires, qu’ils venaient tout juste de détruire.
Harry Kane et le Bayern effraient l’Europe
Vainqueurs de l’Atalanta six buts à un lors du match aller, la troupe de Vincent Kompany n’a pas fait dans la dentelle ce mercredi à l’Allianz Arena pour valider sa qualification en quarts de finale (4-1). Harry Kane a notamment inscrit un doublé - dont une frappe limpide dans la lucarne - pour guider les Bavarois, qui ont ainsi marqué 10 buts et seulement encaissé deux fois durant cette double confrontation face au 7e de Serie A. En une petite semaine, le Bayern Munich a envoyé un sacré message à l’Europe et sera confronté au Real Madrid au prochain tour, à l’occasion de retrouvailles qui promettent monts et merveilles.
FLOPS
La piètre prestation de Galatasaray
Attendus au tournant après leur victoire lors du match aller, les Turcs devaient tenir dans l’antre historique d’Anfield. Ils ont finalement été archidominés pendant 90 minutes de souffrance. Si l’attaque est restée muette, c’est surtout la défense qui a été incapable de répondre aux déferlantes rouges dans sa surface de réparation. Les centraux Wilfried Singo et Abdülkerim Bardakcı ont cumulé les erreurs face à Ekitiké, Salah, Gravenberch ou encore Wirtz. Les Turcs pouvaient rêvaient de retrouver les quarts de finale de Ligue des champions pour la première fois depuis 2013. C’est lamentablement manqué.
La triste soirée de Victor Oshimen
L’international nigérian, véritable taulier de cette formation de Galatasaray, était attendu pour mener le club turc vers une qualification en quarts de finale de Ligue des champions. Sa soirée a viré au cauchemar. En début de match, Osimhen a subi une intervention appuyée de Dominik Szoboszlai, pris par l’intensité et l’enjeu. Touché au bras, l’attaquant de Galatasaray est d’abord longuement resté au sol avant de se relever puis de s’emporter contre son adversaire mais aussi l’arbitre principal. La fin du premier acte a été délicate, avec très peu de ballons touchés et une attitude qui laissait entrevoir une certaine douleur. Fantomatique, il a finalement cédé sa place à la pause au profit de Leroy Sané, aussi dépassé par la furia proposée par la troupe d’Arne Slot dans le nord de l’Angleterre.
Tottenham n’y a pas cru
L’équipe d’Igor Tudor a ouvert le score en première période grâce à une superbe tête de Randal Kolo Muani, bien servie par son compatriote Mathys Tel (30e) lors de la défaite 3-2 de l’Atletico Madrid à Londres. Les espoirs étaient alors permis pour les Londoniens, dans les temps de passage de l’incroyable remontée du Sporting Portugal face aux Norvégiens de Bodø/Glimt mardi soir (5-0 après prolongation).
Mais Julian Alvarez a recollé dès la 47e minute, assénant un gros coup sur la tête des Spurs, qui ont pourtant réagi dans la foulée grâce à Xavi Simons (52e). Le Néerlandais a été excellent, mais trop seul pour porter son équipe. Il y a bien eu quelques actions anglaises pour tenter de marquer le troisième but mais sans réelle conviction. La nouvelle égalisation de David Hancko (75e) a tué le match. Un faux rythme s’est alors installé. Dommage puisque l’Atletico ne réalisait clairement pas une belle partie, dominé dès que Tottenham accélérait.
Xavi Simons, encore lui, s’est fait justice lui-même sur pénalty à la 90e minute et a harangué une foule, qui n’y a jamais vraiment cru. Kolo Muani a failli inscrire un quatrième but dans le temps additionnel et faire basculer ce match dans l’irrationnel. Parfois, il faut provoquer son destin, surtout lorsqu’on est mené de trois buts, Tottenham ne l’a pas fait ce soir et se replonge aussitôt dans une fin de saison avec plus qu’un seul objectif : le maintien en Premier League (actuellement 16e avec un point d’avance sur le premier non relégable).
L’abandon des Magpies
Les joueurs d’Eddie Howe ont perdu 7-2 mais avaient pourtant bien commencé la rencontre. Ils ont égalisé par deux fois contre un Barça à la défense très friable en première période. Le quatrième but des Catalans, inscrit par Fermín Lopez à la 51e minute, les a complètement déstabilisés. Perdus sur le terrain, les Magpies n’ont fait que subir les assauts répétés de leurs adversaires et ont inévitablement encaissé trois autres buts. Ce match aurait pu donner une image d’équipe valeureuse à Newcastle. Il s’est transformé en humiliation historique. Dommage.

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