Ligue des champions : le PSG qualifié pour les quarts de finale après un récital face à Chelsea

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Bradley Barcola et les Parisiens n’ont fait qu’une bouchée de Chelsea en 8e de finale de la Ligue des champions.

Bradley Barcola et les Parisiens n’ont fait qu’une bouchée de Chelsea en 8e de finale de la Ligue des champions. David Klein / REUTERS

Dans un match à sens unique, le Paris SG a aisément disposé de Chelsea en huitième de finale retour de la Ligue des champions (0-3). Le champion d’Europe file en quart.

Un récital. Une leçon de football. Sans trembler. Avec des buts de «Kvara», Bradley Barcola et Senny Mayulu, les Parisiens l’ont emporté 3-0 sur le terrain de Chelsea mardi, en huitièmes de finale retour de Ligue des champions. Après leur victoire 5-2 à l’aller, ils se hissent tranquillement en quarts, où ils affronteront Liverpool ou Galatasaray (0-1 à l’aller) le 7/8 avril au Parc des Princes et le 14/15 avril, en déplacement. Paris devra attendre mercredi soir pour connaître son prochain adversaire en C1. En attendant, les Rouge et Bleu, inquiétants ces dernières semaines, ont envoyé un sérieux message au reste de l’Europe.

Plié en moins d’un quart d’heure

«This is the capital. Nothing can stop us» (c’est la capitale, rien ne peut nous arrêter), pouvait-on lire sur une banderole des supporters parisiens. Ces derniers ne savaient pas encore à quel point ils étaient dans le vrai. Et très vite, ils chantaient «on est chez nous». Désireux de faire «quelque chose de spécial», les Blues voyaient rapidement leurs rêves de remontada s’envoler. Titulaire à droite en l’absence de James (ischio) et Gusto (malade), l’ancien Strasbourgeois Sarr se muait en fossoyeur de Chelsea, offrant l’ouverture du score sur un plateau d’argent à «Kvara», déjà double buteur à l’aller (0-1, 6e). La clim’. Et les champions du monde étaient bien vite punis une deuxième fois sur un contre-éclair, avec une sublime demi-volée de Barcola à la clé (0-2, 14e). Impitoyable Paris-SG. Les Blues KO, incapables de réellement prendre les rênes et amorcer un semblant de révolte. Pas pour renverser la double confrontation, juste revenir au score, faire honneur au statut de champion du monde qui est placardé autour du stade, sur les murs de Stamford Bridge et dans les tribunes.

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Les tribunes désertées… dès la mi-temps

Paris dans un fauteuil, longtemps pas inquiété, et qui se permettait une interminable séquence de possession accueillie par des «olé, olé» dans le parcage visiteurs. Cavalier seul des Parisiens pendant un long moment, dans un stade rendu silencieux, si ce n’est chez les supporters parisiens bien sûr. Safonov se joignait à la fête, s’interposant devant Pedro en angle fermé (37e), mais aussi et surtout la main ferme face à Palmer (42e). À l’image de cette poussette de Pacho sur Pedro non sanctionnée d’un penalty (44e), tout souriait aux Parisiens. 0-2 à la pause, les sifflets de Stamford Bridge et des «ici c’est Paris». Certains fans des Blues, dégoûtés, ont profité de cet intermède pour définitivement quitter l’enceinte londonienne, tandis que Luis Enrique, lui, sortait Neves pour lancer Mayulu (46e).

Chelsea essayait timidement de pousser mais décidément, Safonov était au diapason de ses coéquipiers (61e) et des supporters, qui chantaient de plus en plus fort. Assourdissant. Et Mayulu alourdissait la note, d’une frappe surpuissante depuis l’entrée de la surface (0-3, 62e). Trop facile pour les Parisiens, en balade à Londres. Luis Enrique pouvait tranquillement pianoter sur son banc, lançant tour à tour Doué, Hernandez, Ramos et Lee. Les joueurs de Liam Rosenior tentaient de sauver l’honneur, sans grande conviction. Les visiteurs, eux, n’avaient pas besoin de forcer dans une fin de partie marquée par la sortie sur civière du défenseur des Blues Chalobah (0-3 score final).

Un message fort

Après la double confrontation inquiétante face à Monaco en Ligue des champions, et la défaite face à ces mêmes Monégasques en Ligue 1, qui l’était tout autant, les Parisiens ont envoyé un message. Il faudra compter avec eux pendant le reste de la compétition. Ce n’est pas le PSG de la saison dernière, mais en se montrant aussi chirurgicaux que face à Chelsea, les tenants du titre peuvent sortir n’importe qui. À commencer par un Liverpool malade ou la surprise Galatasaray, en fonction du deuxième acte de cette double-confrontation, mercredi soir, à Anfield. Retour de l’espoir à Paris.

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