ANALYSE – Comme l’an dernier, le Paris-SG affrontera les Reds en C1. Cette fois, au stade des quarts de finale.
Déjà vu. Le PSG et ses suiveurs n’ont pas tardé à rentabiliser leur ETA (autorisation de voyage électronique), document nécessaire depuis l’an dernier pour se rendre au Royaume-Uni. Les Rouge et Bleu ont en effet affronté (et éliminé) Liverpool (0-1, 1-0 ap et 4-1 tab), Aston Villa (3-1, 2-3) et Arsenal (1-0, 2-1) au cours de leur épopée victorieuse en Ligue des champions 2024-25. Une entreprise méthodique de démolition de la Premier League, le cauchemar du championnat le plus puissant d’Europe.
Au passage, les futurs champions d’Europe avaient aussi renversé Manchester City (4-2) en phase de ligue. Un match en forme de bascule la saison dernière. Depuis le début de la campagne en cours, ils ont déjà écœuré Tottenham en Supercoupe d’Europe (2-2, 4-3 tab) et en C1 (5-3), avant de faire exploser Chelsea (5-2, 3-0) en huitièmes de finale de la Coupe aux grandes oreilles. Une leçon d’efficacité face aux Blues, après un barrage nettement plus compliqué face à Monaco (3-2, 2-2). Deux salles, deux ambiances. Il faut croire que l’air anglais plaît aux Parisiens, qui avaient, rappelons-le, déjà débuté leur parcours en phase finale l’an dernier par un barrage contre un club de Ligue 1, Brest (3-0, 7-0). Et comme l’an dernier, ils vont affronter deux clubs anglais à la suite. Les superstitieux aiment...
Renversant face à Galatasaray
Après Chelsea, Liverpool. Battus à Istanbul (1-0), les Reds ont inversé la tendance à Anfield mercredi (4-0) et ainsi composté leur billet pour les quarts. Lesquels Reds n’ont plus le même lustre que la saison passée, quand ils avaient roulé sur la Premier League et se présentaient face à un Paris en plein renouveau en tant que «meilleure équipe d’Europe» en huitième de C1. Statut qui n’avait pas aidé les hommes d’Arne Slot face à eux de Luis Enrique. La porte. Premier coup de tonnerre pour un PSG battu contre le cours du jeu à l’aller (0-1) et vainqueur d’un duel de haute volée au retour, dans le nord de l’Angleterre (0-1 ap), avec la délivrance lors des tirs au but (1-4 tab).
Il sera donc question de revanche pour Mo Salah, Virgil van Dijk et leurs petits camarades, tombés de haut l’an dernier. Cette fois, ce sont les Parisiens qui aborderont cette double confrontation en tant que favoris. Lesquels Parisiens n’ont pas de totem d’immunité face aux clubs de «PL», à l’image de leur défaite à l’Emirates Stadium (2-0) à l’automne 2024 ou de leurs déboires face à Newcastle, que ce soit à St-James’ Park en 2023 (4-1) ou au Parc des Princes, il y a seulement quelques semaines (1-1).
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Nous sommes la Farmers League.
Luis EnriquePas de totem, mais un savoir-faire. Paris, c’est bien le cauchemar de la Premier League. Quel club peut se targuer d’avoir accroché City, Liverpool, Villa, Arsenal, Tottenham et Chelsea à son tableau de chasse ? «Nous sommes la Farmers League», s’était amusé Luis Enrique après la demie contre Arsenal l’an dernier. Et ce en référence au sobriquet peu élogieux dont nos cousins anglais affublent le championnat de France, supposément de piètre qualité. «C’était une blague et elle me suit (sourire). C’est toujours un plaisir de jouer contre des clubs anglais. Ça permet de montrer notre niveau. C’était marrant la saison dernière car on a presque joué que contre des Anglais. Ça recommence. C’était une blague. Je respecte tout le monde», disait-il lundi.
Charge aux joueurs du Paris-SG de continuer sur leur lancée et de martyriser un autre représentant de la toute-puissante «PL». C’est à ce prix qu’ils retourneront en demi-finales, où les attendra le Real de Kylian Mbappé ou le Bayern. Un Bayern qui représenterait le test ultime pour les Parisiens, sans doute l’équipe qui semble le plus en mesure de contester leur suprématie.
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Liverpool, un club qu’ils avaient déjà éliminé en 1997, en demi-finales de la Coupe des coupes (3-0, 0-2). Une autre époque. Sous Thomas Tuchel, ils avaient également croisé le fer avec Salah et consorts en phase de poules de C1, en 2018 (2-3, 2-1), la saison du sacre européen des hommes de Jürgen Klopp. Il n’y a guère de Marquinhos qui a connu ces deux rencontres dans les rangs du Paris Saint-Germain. Hugo Ekitike, lui, portait encore les couleurs de Reims, avant de rejoindre Paris, où il a fait flop, puis de se relancer en Allemagne et de s’imposer à Liverpool. On parlait de goût de revanche pour les Reds, ce sera encore plus le cas pour lui… Nouveau retour aux sources pour le Francilien Ibrahima Konaté. À noter que le buteur anglais du match aller de l’an dernier, Harvey Elliott, a été prêté à Aston Villa l’été dernier. Le héros parisien du match retour, Gigio Donnarumma, est, lui, à Man. City.
Du foot, mais pas que
L’Angleterre, terrain de jeu préféré du PSG ? Oui. Mais c’est aussi un terrain de chasse prioritaire pour la direction du club. À la Factory, on ne cache pas son désir de conquérir le cœur des supporters et clients anglais. Paris se veut une marque internationale et cible notamment l’Angleterre, au moins de rêver à faire du PSG le deuxième club des fans de foot anglais, comme l’a récemment indiqué le directeur général du club, Victoriano Melero, dans la presse anglaise. En attendant, c’est avant tout de foot qu’il sera question, le 7/8 avril au Parc, puis le 14/15 avril, à Anfield, avec le choc du championnat de France sur le terrain de Lens, entre les deux matchs, le samedi 11 avril.

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