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Affection auto-immune chronique, la maladie cœliaque demeure sous-diagnostiquée et confondue avec l’allergie ou l’hypersensibilité au gluten. La Haute Autorité de Santé (HAD) a dévoilé ses nouvelles recommandations concernant le diagnostic.
On la confond souvent avec l’allergie au gluten ou encore avec l’hypersensibilité au gluten. La maladie cœliaque est une pathologie auto-immune chronique de l’intestin, déclenchée par la consommation de gluten chez des personnes génétiquement prédisposées.
Rare, puisqu’elle ne concerne qu’environ 1 % de la population, la maladie cœliaque demeure largement sous-diagnostiquée selon la Haute Autorité de Santé (HAS). Laquelle a publié ce 28 juillet 2026 ses nouvelles recommandations sur le diagnostic de cette maladie, pour « réduire l’errance diagnostique » et « prévenir les complications parfois sévères ».
Pas de régime sans gluten sans diagnostic sûr
Car non diagnostiquée, la maladie peut évoluer défavorablement : ostéoporose, dénutrition, retard de croissance chez l’enfant, carences sévères, lymphomes intestinaux… L’ennui, c’est que la maladie peut avoir des manifestations très variées, parfois atypiques, ou même absentes. D’où les difficultés à la diagnostiquer.
Et si le régime sans gluten strict et à vie est le seul traitement recommandé, la HAS avertit : un tel régime « ne doit pas être initié sans confirmation préalable du diagnostic de maladie cœliaque par un gastro-entérologue ». Car un régime sans gluten biaise le résultat des examens, qui peuvent être faussement négatifs, empêchant d’établir le diagnostic.
Une maladie à évoquer facilement
Les symptômes pouvant être absents ou peu spécifiques, la HAS invite les professionnels de santé à évoquer facilement la maladie cœliaque « y compris en l’absence de signes digestifs typiques, en raison de la fréquence des formes atypiques, paucisymptomatiques (peu de symptômes, N.D.L.R.), voire asymptomatiques ». Mais le diagnostic ne sera posé qu’une fois le dosage des anticorps IgA-transglutaminases réalisé, car il s’agit du « seul test sérologique à réaliser en première intention ».
La HAS a publié deux arbres décisionnels, pour l’adulte et l’enfant, à destination des professionnels de santé, pour les aider à établir ou non le diagnostic. Le cheminement mène souvent à demander l’avis d’un gastro-entérologue ou d’un gastro-pédiatre (pour l’enfant), qui pourra poursuivre les investigations et confirmer le diagnostic.
La HAS assure en tout cas qu’un diagnostic sans biopsie est désormais possible, chez l’adulte comme chez l’enfant, sous réserve du respect de certains critères.
Un second volet consacré à la prise en charge et au suivi des patients sera publié ultérieurement par la HAS.

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