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Entretien. En dépit de son net recul ces dernières années en Europe, le patron de la plus vieille institution du pays, ne croit pas en la disparition du cash.
Publié le 18/03/2026 à 18:15

Marc Schwartz, président de la Monnaie de Paris
Monnaie de Paris
En 1976, l'ancien ministre du général de Gaulle, Gaston Palewski, écrivait dans les colonnes du journal Le Monde que la construction de l'Europe n'était possible sans "une armée et une monnaie". Pour ce qui est de la première nécessité prescrite, le compte n'y est pas (encore). La seconde, en revanche, a été largement honorée. Depuis le 1er janvier 2002, c'est bien des euros qui sortent chaque jour, par millions de pièces, des ateliers de la Monnaie de Paris.
Sur la face de chacune, un emblème commun à l’ensemble des pays de la zone euro. Au revers, un autre, national, propre à l'identité de l'un de ses membres. "C’est un symbole très fort qui signifie que tout en participant à un ensemble plus large, chaque pays conserve son identité", lit Marc Schwarz, président de la Monnaie de Paris dont le sens aigu des affaires n'a jamais englouti l'attachement aux symboles et à leur histoire.
Installée quai Conti depuis 1775, l'institution fondée en 864 sous le règne de Charles II affiche, cette année encore, d'excellents résultats en dépit du net recul des espèces au profit des paiements dématérialisés. Son chiffre d'affaires a atteint en 2025 un niveau historique (197,2 millions d'euros) et sa rentabilité a progressé de 45 % par rapport à l'année précédente. De jolies performances qui seraient le fruit, nous dit-on, d'une habile stratégie de diversification emmanchée voilà plusieurs années déjà. Entretien avec le visage d'une des plus vieilles entreprises au monde.

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