Maurice Pons, un éclatant talent de conteur

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Maurice Pons, en septembre 1985.

Maurice Pons, en septembre 1985. Louis MONIER/GAMMA

PORTRAIT - Mort il y a dix ans, le romancier et nouvelliste a peu publié en quarante ans mais chacun de ses livres a marqué la critique, de François Nourissier à Jérôme Garcin, en passant par Patrick Besson. Deux rééditions rappellent le singulier talent de cet homme discret.

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Maurice Pons (1925-2016) est aussi majeur que discret. À son actif, seulement une dizaine de titres en quarante ans d’écriture. Mais presque autant de volumes mémorables et capables de traverser les époques sans ambages. « Ce n’est pas un fainéant, c’est un perfectionniste. Son art tient de la marqueterie et sa technique de l’horlogerie », résumait parfaitement Jérôme Garcin dans Le Nouvel Observateur en 1997, lors la réédition au Dilettante de Douce-amère.

Quatrième d’une fratrie de six, le futur écrivain eut un père normalien, coturne de Jules Romains et éminent spécialiste de Jonathan Swift. Élève au lycée Fustel de Coulanges à Strasbourg, supporteur du Racing Club, le jeune Maurice passa la guerre à Clermont-Ferrand. Installé à Sceaux puis étudiant la Sorbonne, il fut ensuite un temps comédien dans une troupe de théâtre. Il commence à écrire, « en cachette pour ne pas dire en secret », tel qu’il le relate dans ses Souvenirs littéraires, des « petites nouvelles qui allaient devenir, plus…

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Le Figaro

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