DÉCRYPTAGE - La multiplication des alliances avec LFI dans les grandes villes illustre le caractère incontournable de cette force politique à un an de la présidentielle.
Lorsqu’une élection se présente, les Insoumis mènent une campagne orchestre, où chaque figure identifiée du mouvement tient un rôle bien précis. À commencer par Jean-Luc Mélenchon, qui fait office de premier violon, naturellement. Avant le premier tour des municipales, il était le principal émetteur, multipliant les grands meetings avec des prises de parole détonantes qui prêtent le flanc aux polémiques, dans lesquels s’engouffrent systématiquement les médias. Les seconds couteaux de La France insoumise (LFI) assurent ensuite le service après-vente sur les plateaux. L’objectif est de mobiliser la base électorale en jouant toujours sur les mêmes cordes : antifascisme, antiracisme, antisionisme, antisocialisme.
Venu le temps du second tour, où nous sommes rendus, un tout autre mouvement se met en place, celui des alliances. Et ici la partition impose le silence du clivant et tonitruant Insoumis pour permettre aux candidats, localement, de s’entendre avec le reste de la gauche. C’est pourquoi…

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