Qualifiée de justesse (10,4%) pour le second tour dans la capitale, l’eurodéputée a annoncé mardi qu’elle se désistait pour faire barrage à la gauche, apportant de facto une aide précieuse à la candidate des Républicains (LR).
Passer la publicité Passer la publicitéSarah Knafo tient parole. Dès l’annonce de sa candidature, la députée européenne de Reconquête avait prévenu : «Jamais je ne ferai perdre la droite». Cette phrase, la tête de liste aux élections municipales l’a répétée tout au long de sa campagne, comme un mantra. Elle l’a fait une dernière fois lors d’une interview au Parisien, publié mardi, dans laquelle elle annonce le retrait de sa liste pour le second tour, qui doit avoir lieu dimanche 22 mars.
«Je tiens le cap, je tiens ma parole, la parole que j’ai donnée à mes électeurs et à mes soutiens : je me retire pour nous donner toutes les chances de battre la gauche. Les mots ont un sens : je ne me désiste pas pour la personne de Rachida Dati , je me désiste pour Paris», explique Sarah Knafo, apportant de facto une aide précieuse à la candidate des Républicains (LR). L’élue Reconquête s’était qualifiée de justesse au second tour avec 10,4% des voix et quelque 84 000 suffrages. Toute la soirée électorale de dimanche dernier, la compagne d’Éric Zemmour l’avait passée dans l’incertitude quand plusieurs instituts de sondage la mesuraient sous la barre fatidique des 10%.
Aujourd’hui, le message de Sarah Knafo ne peut être plus clair. «J’appelle mes électeurs à chasser la gauche de la Mairie de Paris, sans hésitation. Je leur dis : si Rachida Dati est élue dimanche prochain, ce sera grâce à vous et ce sera à vous qu’elle le devra», affirme l’élue nationaliste. «Vous imaginez bien que cette liste n’est pas mon idéal politique», dit-elle en évoquant l’accord entre Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons et Renaissance, avant d’enchérir : «Mais j’ai une conviction, c’est qu’on ne peut pas laisser Paris aux communistes et à leurs alliés. On ne peut pas laisser Paris à ceux qui veulent transformer la capitale en HLM géant, à Madame Simonnet (ex-LFI présente sur la liste d’Emmanuel Grégoire), à des antisémites, à ceux qui ont laissé l’omerta sur des affaires d’agressions dans le périscolaire, qui détruisent l’argent des Parisiens, qui couvrent des gabegies et des passe-droits».
Après le retrait de Sarah Knafo, Rachida Dati, qui a récolté 25,46 % dimanche, retrouve un peu de marge de manœuvre à l’approche du second tour des municipales à Paris. Mais pas sûr que cela sera suffisant pour l’emporter face au candidat de l’union de la gauche, hors la France insoumise, Emmanuel Grégoire, arrivé en tête du premier tour avec 37,98 %.

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