DÉCRYPTAGE - Le Parti socialiste s’est indigné que sa candidate à Strasbourg fasse alliance avec le parti d’Édouard Philippe, tout en cautionnant les nombreuses fusions avec La France insoumise.
Aussi fulgurante que déterminante. Cette campagne d’entre-deux-tours des élections municipales n’a beau durer que cinq jours, elle illustre merveilleusement les soubassements stratégiques qui structurent la classe politique. Il n’y a qu’à voir l’exemple de Strasbourg (Bas-Rhin). La candidate socialiste arrivée en tête dimanche dernier, Catherine Trautmann (25,93 %), a décidé de fusionner sa liste avec celle du candidat Horizons, Pierre Jakubowicz (5,10 %). Ce rassemblement, que l’on peut qualifier de centriste, affrontera une liste de fusion entre la maire sortante écologiste, Jeanne Barseghian (19,72 %), et le candidat La France insoumise (LFI), Florian Kobryn (12,03 %). Figurera aussi au second tour un candidat Les Républicains, Jean-Philippe Vetter (24,23 %).
Pour s’être allié avec le parti d’Édouard Philippe dans sa ville, Catherine Trautmann, pourtant socialiste historique, ancienne ministre de Rocard et de Jospin, s’est vu retirer l’investiture du Parti socialiste (PS). « Cet accord…

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