Notre critique du film Le Triangle d’or : sois belle et enferme-toi

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Malou Khebizi et Soundos Mosbah dans Le Triangle d’or d’Hélène Rosselet-Ruiz.

Malou Khebizi et Soundos Mosbah dans Le Triangle d’or d’Hélène Rosselet-Ruiz. AD Vitam / Les films de Pierre

Le premier long-métrage d’Hélène Rosselet-Ruiz met en scène une jeune femme au service de la maîtresse d’un riche prince saoudien. Un huis clos oppressant.

Le Triangle d’or désigne ce quartier de Paris délimité par les Champs-Élysées, l’avenue Montaigne et l’avenue George-V. Il concentre une multitude d’enseignes et d’hôtels de luxe, et abrite les grandes fortunes. Le triangle du titre renvoie aussi aux trois personnages qui vivent sous le même toit d’un hôtel particulier de ce 8arrondissement de la capitale. Mais Hélène Rosselet-Ruiz, pour son premier long-métrage, présenté en séance spéciale au dernier Festival de Cannes, ne se contente pas d’un exercice de trigonométrie. Elle signe un huis clos oppressant, formidablement incarné.

On découvre Laura (Malou Khebizi, la révélation de Diamant brut). Son entretien d’embauche est filmé par des caméras de vidéosurveillance. Fille sans argent, prête à s’engager dans l’armée, elle est recrutée pour être au service de Madame. Deux cent cinquante euros cash par jour pour s’occuper de cette cliente du Golfe, exigeante et hautaine. Souria (Soundos Mosbah) est la maîtresse d’un riche prince saoudien…

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