Par Le Figaro avec AFP
Le 28 juillet 2026 à 10h11
Ajouter Le Figaro
à vos sources préférées

L’autrice du roman à succès Juste avant le bonheur, qui élève des chèvres dans les Vosges, s’inquiète de la réintroduction sous conditions de certains pesticides interdits.
Passer la publicité Passer la publicitéLa romancière Agnès Ledig, qui élève des chèvres dans les Vosges, a décidé de renoncer à sa Légion d'honneur dans un geste de protestation à l'égard de la loi d'urgence agricole, qui autorise la réintroduction sous conditions de certains pesticides interdits. « Pour garder mon honneur, je vous rends ma Légion », annonce l'autrice de Juste avant le bonheur (2013), dans une lettre ouverte au président de la République, trois ans après avoir été décorée.
« Voilà des années que je m'interroge face aux scandales sanitaires, aux catastrophes écologiques, à la faiblesse des décisions politiques devant l'urgence climatique », explique-t-elle dans cette lettre publiée dimanche soir sur sa page Instagram.
« La goutte de pesticides de la loi d'urgence agricole a fait déborder le vase de ma colère, de mon indignation », déclare Agnès Ledig, qui se présente en tant que « maman de trois enfants, sage-femme et paysanne ». Elle s'oppose à la loi adoptée définitivement la semaine dernière par le Parlement, puis soumise par la gauche au Conseil constitutionnel.
À lire aussi Mort de Gunther von Hagens, l’anatomiste controversé qui exposait des cadavres
Best-sellers et ferme biologique
Le texte prévoit que l’agence sanitaire (Anses) puisse « dans un délai de deux mois et à titre exceptionnel » permettre de déroger à l’interdiction de l’utilisation de deux pesticides, l’acétamipride et le flupyradifurone, souvent considéré comme un néonicotinoïde de nouvelle génération. Ces dérogations doivent être restreintes à une poignée de filières en difficulté.
« Plus de 2 millions d'entre nous ont dit non à la loi Duplomb (...) mais le pouvoir semble servir d'autres intérêts plus attirés par l'argent que par le vivant », dénonce la romancière, qui a ouvert une ferme biologique à Biffontaine, dans les Vosges.
Agnès Ledig, qui a entamé sa carrière d'écrivaine à la suite du décès de son fils Nathanaël, victime d'une leucémie à l'âge de cinq ans, dit ne pas comprendre « comment un État républicain peut accepter que l'on retrouve des centaines de molécules chimiques dans le sang du cordon (ombilical) de ses enfants sans prendre des mesures urgentes et systémiques pour y remédier ».
Numéro deux des ventes de livres en France en 2021 derrière Guillaume Musso, Agnès Ledig a publié La toute petite reine (2021), Un abri de fortune (2023) et, son dernier livre en date, Répondre à la nuit (2025).

il y a 1 day
4


