
COMPTE RENDU D’AUDIENCE - Nicolas Sarkozy n’a pas souhaité faire de déclaration liminaire. Celle de son ami et coprévenu a semblé en discordance avec l’argumentation de sa propre avocate.
Les procès du «financement libyen» de la présidentielle de 2007 se suivent mais ne se ressemblent pas tout à fait. Après les condamnations de 2025 dans ce dossier qui a pour cadre l’accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy, l’audience en appel s’est ouverte lundi à Paris. Sans Claude Guéant, gravement malade, physiquement incapable de comparaître, ce qui va modifier en profondeur l’équilibre des débats.
Avec un Nicolas Sarkozy moins exubérant que d’ordinaire et qui, mercredi, a dérouté l’auditoire en renonçant à prononcer un véritable propos liminaire, exercice dont il a toujours été friand : «La vérité que je ressens au plus profond de moi-même, c’est que je n’ai commis aucun des actes qui me sont reprochés», s’est-il contenté de déclarer au micro. D’une voix légèrement étranglée qu’on ne connaissait pas à l’homme qui, à l’automne dernier, a connu l’épreuve de la prison pendant trois semaines.
Brice Hortefeux, lui, a livré un prélude inspiré du style habituel de son mentor et ami 

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