Orphelin de Giraudoux, le comédien et metteur en scène cherche un auteur pour la scène. Il croit l’avoir trouvé en Nimier, jusqu’à ce que la mort les sépare avant la première réplique.
Le 16 août 1951, Louis Jouvet meurt subitement dans son théâtre de l’Athénée. Roger Nimier qui dirige la revue Opéra où il tient aussi la rubrique dramatique prononce une superbe oraison funèbre : « Talma tenait une partie de son prestige de ses amitiés politiques. Sarah Bernhardt de sa publicité, soigneusement orchestrée. Votre gloire fut beaucoup plus simple. Vous représentiez une qualité que les Français aiment bien s’entendre attribuer : l’intelligence. Quand vous jouiez les bons auteurs en Amérique du Sud, le souffle dramatique, c’était Claudel, la grâce, c’était Giraudoux, la drôlerie, Molière. Mais l’intelligence, c’était vous. (…) Vous étiez le maître partout où vous passiez. »
Depuis la Libération, Jouvet a dominé la scène parisienne. Acteur, metteur en scène, il a été Don Juan, Tartuffe, avait monté La Folle de Chaillot de son ami Giraudoux et Le Diable et le Bon Dieu de Sartre.
Quelques semaines avant sa mort, il était présent à la réception donnée par Opéra pour le…

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