Cinq ans après l’énorme succès de Spider-Man : No Way Home, le célèbre tisseur de toiles des studios Marvel revient au cinéma pour une aventure souvent spectaculaire, parfois émouvante, mais dont le scénario, inégal et pour tout dire assez peu crédible, déçoit un peu.
Commençons par dire tout de suite que Spider-Man : Brand New Day, qui sort en salles mercredi 29 juillet 2026, porte assez bien son titre. C’est bien un nouveau jour pour ce quatrième volet des aventures du tisseur de toile avec Tom Holland, Destin Daniel Cretton remplace Jon Watts derrière la caméra.
Tout en prenant la suite de l’histoire installée dans la célèbre trilogie (dont le point culminant fut le gigantesque succès en salles du troisième volet, Spider-Man : No Way Home), le réalisateur, venu du cinéma indépendant (le succès de festival States of Grace) et déjà passé par les studios Marvel (Shang-Chi et la légende des dix anneaux), parvient à apposer un ton plutôt sombre et mélancolique aux nouvelles aventures de Peter Parker.
Pour incarner le plus célèbre des super-héros, Tom Holland trouve toujours le ton juste entre sérieux, quand la situation l’exige, et humour bon enfant, marque de fabrique de Spidey, dans les comics comme au cinéma ou à la télévision.
Un scénario peu convaincant, qui déçoit
Mais c’est au niveau du scénario que les choses ne suivent pas. Toute la première partie du film est destinée à expliquer la situation à des spectateurs qui n’auraient pas vu les précédents films, tout en mettant en place la menace que doit affronter l’homme-araignée.
Et c’est là que le bât blesse : quand on découvre les grands pouvoirs de l’antagoniste (incarnée par Sadie Sink, on n’en dit pas plus pour ne pas déflorer le film), on a du mal à croire qu’elle mette autant de temps pour arriver à ses fins.
Autre point négatif, le Punisher (déjà héros d'une série à succès), loin du personnage créé en 1974 dans la BD, paraît peu à sa place dans ce type d’histoire, qui n’est clairement pas de son ressort. Et ses apparitions, malgré le talent de Jon Bernthal (à l’affiche de L’Odyssée aux côtés de Tom Holland et Zendaya, le monde est petit), ne sont pas un des points forts du film.
De l'action et de l'émotion, toujours au rendez-vous
Les scènes d’action, en revanche, sont assez travaillées et Destin Daniel Cretton parvient à renouveler, parfois avec style, la façon de filmer Spidey à l’écran, que ce soit lors de scènes de bagarres ou tout simplement pour ses déambulations, de toile en toile, dans les rues de New York.
Dans ce blockbuster survitaminé, les touches d’émotion sont évidemment présentes, à travers la famille de cœur de Peter Parker. Zendaya (revenue pour la très attendue troisième saison d'Euphoria) campe avec élégance une MJ au caractère bien affirmé, et Jacob Batalon incarne toujours le fidèle Ned Leeds, le copain geek, aussi drôle qu’attachant.
On conseillera évidemment de bien rester jusqu’à la toute fin du générique, pour voir une courte séquence, plutôt drôle, donnant un indice cryptique sur l’avenir de Spider-Man.

il y a 17 hour
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