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Après la victoire des Parisiens sur les Maritimes en barrage (45-5), découvrez ce qui a retenu l’attention de notre journaliste présent à Jean-Bouin.
COUPS DE CŒUR
Le Stade Français, la tête au dernier carré
Une maille à l’endroit, une maille à l’envers. Après une dernière saison ratée, terminée à une indigente 12e place, le Stade Français retrouve le devant de la scène, avec une place dans le dernier carré comme en 2024 (défaite face à l’UBB). Louis Carbonel et ses coéquipiers ont joué les premiers rôles toute la saison, n’ont pas connu de baisse de régime et c’est logiquement qu’ils ont dominé les Rochelais (45-5), ce dimanche, dans un Jean-Bouin des grands jours, à guichets fermés pour l’occasion. Solides, entreprenants et tranchants, les Soldats Roses ont fait exploser les Maritimes en une demi-heure. Un travail de sape efficace et méthodique, grâce à une conquête des plus efficaces. Pour une place en finale, ce qui serait une première depuis son dernier titre de 2015, Paris défiera Montpellier dans un nouveau duel de gros bras, entre deux équipes réputées pour leur densité physique.
Briatte, Ward, Marchant… Show bouillant
Dans ce barrage entre costauds, les Parisiens ont totalement étouffé des Rochelais qui ont été secoués d’entrée de match. Et ont fini par concéder trois essais en une demi-heure. Au cœur du combat, Romain Briatte s’est montré très efficace et précieux, inscrivant un superbe triplé sur le gong (5e, 28e, 80e). Et un vrai poison en touche, où il a fait plusieurs contres. A ses côtés, Yoan Tanga a également livré une prestation XXL. Et une efficace. Derrière, Jeremy Ward a eu un abattage monstrueux en défense, découpant tout ce qui se présentait devant lui et inscrivant le quatrième essai des siens. Noah Nene a, lui aussi, été très percutant avec des charges qui ont fait d’énormes dégâts. Balle en main, Dakuwaqa et Léo Barré (auteur d’un essai) ont su constamment apporter du danger sur le front de l’attaque. Joe Marchant, funambule en bout de ligne, y est également allé de son doublé. Un Paris emballant et efficace qui a fait le show avant d’aller à Marseille.
Alldritt n’a pas suffi
Les Maritimes ont subi, ce dimanche, la loi des Parisiens, plus solides et efficaces balle en main. Les joueurs de Ronan O’Gara ont beaucoup subi à Jean-Bouin. Mais, dans ce marasme, Grégory Alldritt a été la hauteur du gros défi proposé par les Soldats Roses. L’un des rares à avoir tenu son rang et rivalisé dans l’engagement. Après une saison difficile, le numéro 8 international - qui avait été écarté lors du dernier Tournoi des six nations - a retrouvé son meilleur niveau et toute sa force de percussion. A Jean-Bouin, il n’a pas baissé les bras et fait front. Il est sorti, à la 69e minute, sous les applaudissements de Jean-Bouin. Mérité.
COUPS DE GRIFFE
Des Rochelais à bout de souffle
Leur folle remontée s’est brutalement arrêtée, ce dimanche, à Jean-Bouin. En perdition au classement cet hiver, les joueurs de Ronan O’Gara avaient réussi une folle remontée, alignant six victoires lors de leurs sept derniers matches pour se hisser en phase finale. Une débauche folle d’énergie. Lors de ce barrage, les Maritimes ont rapidement fini par craquer face à des Soldats Roses, plus puissants et maîtres du jeu. Une demi-heure en apnée pour le Stade Rochelais, qui a subi les assauts parisiens inlassablement. Des Maritimes qui ont paru émoussés, à bout de souffle. On peut le comprendre après une telle débauche d’énergie pour en arriver là. L’essai de Jules Favre (51e) n’aura, au final, pas réussi à enclencher une véritable révolte… Et il y a eu de la casse, avec trois joueurs sortis sur blessure, notamment le troisième ligne des Bleus, Paul Boudehent. Difficile d’exister dans ces conditions.
Le Garrec, maestro en dedans
Il était le symbole flamboyant du retour de La Rochelle au premier plan. Mais, ce dimanche, Nolann Le Garrec n’a pas réussi à apporter la petite étincelle, à faire la différence par une géniale inspiration. Pas évident pour un numéro 9 de briller derrière un pack secoué. L’ancien joueur du Racing 92 était surveillé de près par les Parisiens, qui ont réussi à le museler et à limiter son influence sur le jeu rochelais. Au contraire de Tawera Kerr-Barlow, à qui il a succédé au poste de demi de mêlée à La Rochelle. Juste et efficace, l’ancien All Black a su parfaitement guider les siens. Mais, lui, était derrière un pack dominateur…

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