Top 14 : «On a cette confiance depuis le début de la saison», martèle Gabrillagues après la brillante qualification du Stade Français

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Le deuxième-ligne et capitaine parisien revient sur la qualification pour les demi-finales du Top 14, après la victoire éclatante sur La Rochelle en barrage (45-5).

Vous avez livré face à La Rochelle une prestation débordante d’énergie. Qu’est-ce qui fait que vous étiez aussi transcendé par l’événement ?
Paul Gabrillagues : C’était un événement. Recevoir un barrage à domicile, ça faisait longtemps que ce n’était pas arrivé au Stade Français. On a bien géré toute la saison aussi en termes d’énergie, de temps de jeu, pour arriver sur ces matchs importants avec le maximum d’énergie. C’est vrai que l’équipe avait beaucoup d’énergie. Les vingt premières minutes, on sentait que sur nos rucks, notamment, on voulait arriver avant eux car on savait qu’on allait avoir une grosse guerre là-dessus. Ils ont beaucoup de gratteurs à La Rochelle et là-dessus, je pense que ça a été très bien fait et c’est ce qui a permis, derrière, de mettre plus de choses en place. Et c’était important de le faire dès le début du match.

Vous avez dominé les Rochelais en conquête. Cela aide à galvaniser l’équipe...
Cela amène de l’énergie à toute l’équipe, bien sûr, quand tu as un avantage en mêlée ou que tu gagnes une touche. Ça remet de l’énergie à toute l’équipe et ça fait du bien. Tu passes peut-être d’un temps qui peut être faible à un temps fort. Donc oui, cela donne de l’énergie à toute l’équipe.

La confiance, ça joue énormément dans le sport de haut niveau, que ce soit au rugby, quel que soit le sport, Passer la publicité

Avec cette large victoire, avez-vous fait le plein de confiance avant la demi-finale ?
Oui, mais je pense que cette confiance-là, on l’a depuis quelque temps. On a réussi à créer ça tout au long de la saison, match après match, de créer cette confiance. Et c’est ce qui te permet après d’être plus serein. Et je pense qu’on l’avait vu avant sur certains matchs pendant la saison, qu’il faut être honnête, ce n’est pas le même visage que l’an dernier. Et la confiance, ça joue énormément dans le sport de haut niveau, que ce soit au rugby, quel que soit le sport...

Qu’est-ce qui a changé justement depuis un an ? 
On me pose tout le temps cette question, mais c’est normal. C’est plein de petits détails, il n’y a pas juste un truc, mais c’est une somme de détails. Mais l’énergie est très positive depuis le début de l’année, vous pouvez le voir et il faut continuer.

Ronan O’Gara a loué votre capacité à identifier des faiblesses dans l’équipe de La Rochelle, sur lesquelles vous avez tapé d’entrée de match. Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus ?
C’est toujours facile de dire après le match... Non, on a analysé ce match comme les autres. Après, ça fait deux semaines qu’on joue contre La Rochelle, donc je pense qu’on se connaissait mutuellement très bien, autant eux que nous. C’était un peu aussi une partie d’échecs, notamment sur les touches où on voulait un peu brouiller les pistes chacun de notre côté. Parce qu’ils ont aussi un très bon coach de la touche (Donnacha Ryan) et je pense qu’il y avait aussi un rendez-vous là-dessus. Mais on a analysé ça comme les autres matchs.

On connaît Montpellier qui est une équipe très forte en conquête, très forte sur les bases. On sait que dans six jours, il y aura un gros rendez-vous.

Le match de la semaine dernière a quand même servi à identifier notamment des défaillances la semaine dernière autour des zones de ruck. Parce qu’on a vu aujourd’hui que cette semaine, vous avez fait un focus là-dessus... 
On voulait être avant eux au niveau des rucks parce qu’on sait qu’ils ont énormément de très bons gratteurs et qu’à ce jeu-là, sinon, on allait avoir des ballons très compliqués. Et pour mettre notre jeu en place, ça allait être dur. Donc, on savait que les rucks allaient être vraiment une zone très importante ce (dimanche) soir. On l’a identifiée, mais on avait identifié aussi d’autres choses.

Vous allez affronter Montpellier en demi-finale. En tant que Parisien, aller avec le Stade Français au Vélodrome, est-ce que c’est particulier ?
C’est un joli clin d’œil. Après, on est au rugby, je ne veux pas faire de parallèle avec le foot, mais c’est un signe du destin. On connaît Montpellier qui est une équipe très forte en conquête, très forte sur les bases. On sait que dans six jours, il y aura un gros rendez-vous.

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Est-ce que vous pensez que vous avez envoyé un message fort ce dimanche soir ? 
Sincèrement, je ne sais pas. Le plus important, c’est que ce match-là va nous apporter encore beaucoup de confiance et c’est bien.

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