Haïti modifie ses maillots après une contestation de la Fifa
Haïti a modifié ses maillots, qui représentaient une scène de guerre issue de la lutte pour l'indépendance du pays, après que la Fifa a déclaré qu'ils enfreignaient ses règles en matière de discours politique, a indiqué mercredi 10 juin le fabricant, Saeta.
Basée en Colombie, l'entreprise a déclaré avoir collaboré avec la Fédération haïtienne de football sur ce design, qui, selon elle, "célébrait la fierté, la résilience et l’esprit" du peuple haïtien et ne se voulait pas une déclaration politique.
À lire aussiMondial 2026 : à l'image d'Haïti, des Petits Poucets en quête d’exploit
"Au cours du processus d’examen, la Fifa a estimé que certains éléments visuels pouvaient être interprétés différemment au regard de son règlement sur l’équipement et a finalement demandé des modifications du design", a déclaré Saeta dans un communiqué. "Bien que cette interprétation diffère de notre intention, Saeta a respecté la procédure et a mis en œuvre les exigences finales communiquées par la Fifa."
Les supporters de la Côte d'Ivoire privés de visa aux États-Unis
L'équipe de Côte d'Ivoire devra participer pour la première fois de son histoire à une Coupe du monde sans fans venus de leur pays, faute d'avoir pu obtenir de visa pour les États-Unis, a déploré jeudi 11 juin auprès de l'AFP le président du comité national des supporters, qui organise habituellement les déplacements.
"Les supporters ont renoncé au voyage parce que l'État américain ne veut pas voir des supporters de certains pays, dont la Côte d'Ivoire, sur son sol. Les États-Unis ont été clairs avec nous en disant qu'ils ne voulaient pas voir nos supporters", peste Julien Kouadio Adonis, président du Comité national des supporters des Éléphants (CNSE).
À lire aussiMondial 2026 : pour Trump, "c'est au monde de s'adapter aux États-Unis et pas l'inverse"
"Cette situation nous fait très mal, car elle nous empêche d'accomplir notre devoir régalien, c'est-à-dire supporter notre équipe. Nous aurions pu présenter notre culture, notre savoir-faire en matière de supporters dans les tribunes", ajoute le patron de cet organisme sous tutelle du ministère ivoirien des Sports.
Seule une poignée d'officiels du CNSE a été autorisée à se rendre aux États-Unis. La Côte d'Ivoire devra donc compter sur les supporters de la diaspora sur place, dont le nombre est estimé par le CNSE à plus d'un millier.
Nouvelle manifestation près du stade Azteca avant le match d'ouverture
À quelques heures du début de la cérémonie d'ouverture, des centaines de manifestants dénonçant le fléau des "personnes disparues" au Mexique sont revenus mercredi soir dans le quartier situé près du mythique stade Azteca de Mexico.
La plupart des protestataires sont des proches ou des membres de la famille de ces personnes disparues, tuées ou enlevées dans le pays, miné par les cartels de la drogue. Un groupe de personnes a disposé des fleurs colorées de cempasúchil, traditionnellement utilisées dans les offrandes aux morts, en forme de croix sur le trottoir. D'autres ont scandé des slogans.
À lire aussiLe stade Azteca et Mexique - Afrique du Sud, un écrin mythique et un remake en ouverture du Mondial
Aucun heurt avec les forces de l'ordre n'a été signalé, alors que le gouvernement mexicain fait face depuis des semaines à des manifestations, principalement menées par des enseignants qui réclament de meilleures conditions de travail.
La police a mis en place un périmètre de sécurité de 1,6 kilomètre autour du stade avant l'arrivée des supporters jeudi et indiqué qu'elle autoriserait les manifestations pacifiques, mais que seuls les détenteurs de billets pourraient accéder à l'enceinte.
Les prix des billets jusqu'à dix fois supérieurs à ceux du Mondial au Qatar
C'était un secret de polichinelle, c'est maintenant une certitude, chiffres à l'appui : le Mondial 2026 va coûter jusqu'à dix fois plus cher aux supporters par rapport à la Coupe du monde au Qatar – et il est ici question uniquement du prix des billets pour assister à un match.
Le think tank de l’Observatoire du sport business a publié un comparatif des tarifs pratiqués pour chaque compétition, et le constat est implacable : la place la moins chère (catégorie 4) pour le match d'ouverture coûte 560 dollars cette année, contre 55 dollars pour la dernière Coupe du monde. Dans la même logique, une place en finale (toujours en catégorie 4) coûte 2 030 dollars, alors qu'il ne fallait s'acquitter que de 206 dollars au Qatar.
Pour afficher ce contenu X (Twitter), il est nécessaire d'autoriser les cookies de mesure d'audience et de publicité.
Mais le prix des places pour ce Mondial, c'est encore Donald Trump qui en parle le mieux. Interrogé à ce sujet par le New York en mai dernier, le président américain a déclaré au sujet du prix élevé des places pour le match d'ouverture entre les États-Unis et le Paraguay : "Je ne connaissais pas ce chiffre." Avant d'ajouter : "J'aimerais bien y être [au stade, NDLR], mais honnêtement, je ne paierais pas ce prix non plus."
À 91 ans, la légende argentine du commentaire foot Enrique Macaya Marquez attaque son 18ᵉ Mondial
Il a vu éclore Pelé au Mondial 1958, a admiré le "but du siècle" de Maradona en 1986 ou encore assisté au sacre de Messi en 2022 : à 91 ans, Enrique Macaya Marquez, légende argentine du commentaire sportif, attaque aux États-Unis son 18ᵉ Mondial. Sa présence à l'antenne est moins intense que jadis, mais le vétéran officiera pour une radio et une chaîne du groupe DirecTV. Sans avoir douté, malgré l'âge, que sa place était au Mondial, confie-t-il dans une interview à l'AFP.
"Je me sens comme si j'avais l'obligation de le faire. On peut définir comme ça avoir l'opportunité d'être en activité. Je ne sais pas combien de temps encore ça va durer, mais en tout cas, ce que j'ai à portée de main, je vais essayer d'en profiter."
À lire aussiMondial 2026 : France, Espagne, Argentine… Qui sont les favoris et les outsiders ?
Macaya avait 23 ans lorsque Radio Belgrano de Buenos Aires, une des stations très écoutées d'Argentine au milieu du XXᵉ siècle, l'a envoyé, au sein d'une équipe réduite, couvrir la Coupe du monde en Suède. Depuis, son assiduité n'a pas failli.
Le football, selon lui, a "beaucoup changé" en 68 ans de Coupes du monde. "Dans la valeur qu'ont les résultats, la façon dont ils sont valorisés. Ce n'est plus seulement un jeu. (...) En permanence, il se joue quelque chose d'important, et des répercussions qui ont directement à voir avec les gains financiers liés au succès."
Avec AFP




