Surpopulation, violences entre détenus, manque de personnel… La prison de Guyane s’enfonce dans une spirale infernale

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Le centre pénitentiaire de Guyane, à Cayenne.

Le centre pénitentiaire de Guyane, à Cayenne. JODY AMIET / AFP

DÉCRYPTAGE - Alors que le projet de nouvel établissement pénitentiaire est retardé et que les gangs brésiliens tentent de faire leur loi derrière les barreaux, des syndicats tirent le signal d’alarme sur un système qui vire, selon eux, au chaos.

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Quatre ans avant sa mise en service, la nouvelle prison de Guyane est déjà virtuellement en état de surpopulation. Ainsi va la pénitentiaire à Cayenne où, sous son climat tropical, tout se désagrège. Saint-Laurent-du-Maroni doit accueillir une nouvelle cité judiciaire et, surtout, un grand établissement pénitentiaire de 497 places. « Il y a eu l’annonce du ministre de la Justice de créer à Saint-Laurent-du-Maroni un quartier de haute sécurité de lutte contre le narcotrafic  de 90 places mais nous sommes déjà, en 2026, en surpopulation carcérale pour un établissement qui n’ouvrira qu’en 2030 », déplore Steve Bertrand, délégué syndical de l’UFAP-pénitentiaire. Initialement, la date d’ouverture était prévue fin 2026-début 2027, puis en 2028, et maintenant en 2030…

Ce projet pénitentiaire a 10 ans, et chaque année qui passe le sous-dimensionne davantage. Lors de sa visite en mai dernier, Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a poussé les feux pour que ce qui n’était plus qu’un terrain…

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Le Figaro

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