Par la rédaction
Le 9 juin 2026 à 16h09
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Le technicien auvergnat est revenu sur la saison chaotique qu’a connue l’ASM, éliminée sans gloire en Champions Cup puis, cruellement, dans la course à la phase finale.
Passer la publicité Passer la publicitéUne victoire qui n’a pas suffi. Bordeaux-Bègles, qui venait de remporter une deuxième couronne européenne consécutive, a raté le coche en Top 14, éliminé de la phase finale après sa défaite à domicile lors de la 26e journée contre Clermont (34-31). Mais l’ASM, barragiste l’an dernier (défaite à Bayonne), est elle aussi éliminée. Le club auvergnat termine 7e avec 71 points à une longueur de La Rochelle, sixième et dernier qualifié. Dans les colonnes de La Montagne, Christophe Urios a livré une analyse sans concession de la saison 2025-2026 de son équipe, marquée selon lui par un manque de régularité et des objectifs de progression encore non atteints. À la question de savoir s’il a pris du plaisir sur le banc auvergnat, il n’a pas cherché à masquer sa déception : «Je n’en ai pas pris beaucoup, non. Parce qu’on n’a pas cette régularité. Moi, je n’aime pas quand on est très au-dessus, puis très en dessous.»
Et de revenir sur le travail effectué depuis trois saisons à la tête de l’ASM. «Je crois beaucoup à la qualité du travail. Je crois beaucoup à la notion de progrès. Je crois beaucoup à la notion d’avancer. Et alors c’est vrai que depuis trois ans que je suis ici, il y a plein de choses qui ont avancé. Mais pour moi, cette saison était celle où on devait confirmer. Et on n’a pas encore complètement confirmé.» L’entraîneur clermontois reconnaît qu’il a connu une saison éprouvante sur le plan personnel, évoquant des passages difficiles. «J’ai eu des périodes de fatigue et de doute dans la saison. (...) C’est mon job. Je me sers beaucoup d’une citation de JFK qui dit "quand il est dur d’avancer, ce sont les durs qui avancent". Moi, je me ressens comme ça. »
«Il sera temps pour moi de couper un peu et de vendre un peu de vin»
Christophe Urios insiste, par ailleurs, sur la nécessité de poursuivre le travail de fond déjà effectué. «On a besoin de continuer à bosser, et à progresser. Je veux qu’on attaque la saison prochaine avec des idées encore plus claires que celles que l’on avait cette année. Je veux profiter de cette semaine où l’on n’est pas qualifié pour y travailler dessus, avec l’ensemble du staff.» Après une dernière semaine de travail avant la coupure, «il sera temps pour moi de couper un peu et de vendre un peu de vin. Parce que j’ai besoin de vendre un peu de vin.» Avec un œil sur la phase finale à venir ? «Franchement, je ne sais pas si je vais regarder...»

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