« Tout ira bien » : deux footballeuses iraniennes exilées en Australie s’entraînent avec un club de Brisbane

il y a 2 day 3

Elles ont décidé de rester et ne se cachent pas. Deux joueuses de l’équipe nationale iranienne de football qui ont demandé l’asile en Australie lors de la Coupe d’Asie à Sydney se sont entraînées avec le Brisbane Roar, a annoncé lundi la formation.

« Bienvenue à Fatemeh Pasandideh et Atefeh Ramezanisadeh », a déclaré Kaz Patafta, directeur général de ce club de première division, qui a publié des photos des deux joueuses s’entraînant tout sourire aux côtés de l’équipe première.

Welcome, Fatemeh and Atefeh 🦁

Today, Brisbane Roar officially welcomed both Fatemeh Pasandideh and Atefeh Ramezanisadeh to the club’s training facilities to take part in training with our A-League Women squad and remain committed to providing a supportive environment for them… pic.twitter.com/p0BNohIT21

— Brisbane Roar FC (@brisbaneroar) March 16, 2026

« Aujourd’hui, le Brisbane Roar a officiellement accueilli les deux joueuses dans les installations d’entraînement du club pour qu’elles participent à l’entraînement avec notre équipe féminine de l’A-League », a-t-il poursuivi.

« Nous restons déterminés à leur offrir un environnement favorable pendant qu’elles franchissent les prochaines étapes. »

Fatemeh Pasandideh a publié une photo d’elle-même sur Instagram aux côtés de Jill Ellis - ancienne sélectionneuse de l’équipe féminine des États-Unis - accompagnée de la légende : « Tout ira bien ».

Qualifiées de « traîtresses »

Six joueuses de la délégation féminine iranienne - ainsi qu’une membre du staff - avaient demandé refuge en Australie après avoir été qualifiées de « traîtresses en temps de guerre » dans leur pays pour avoir refusé début mars de chanter l’hymne national avant un match de Coupe d’Asie, sur fond de guerre opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël.

Seules Fatemeh Pasandideh et Atefeh Ramezanisadeh sont finalement restées en Australie, les autres ayant changé d’avis et décidé de rentrer en Iran.

VidéoLe jour où des footballeuses iraniennes ont fui pour survivre

Les deux joueuses sont hébergées dans un lieu tenu secret et bénéficient du soutien du gouvernement et de la communauté iranienne en Australie.

Les organisations de défense des droits humains ont à maintes reprises accusé les autorités iraniennes de faire pression sur les athlètes à l’étranger en menaçant leurs proches ou en saisissant leurs biens s’ils font défection ou tiennent des propos hostiles à la République islamique.

Lire l’article en entier