Vendée Arctique : «C’est la merde !», en mode commando, un marin plonge cinq fois pour dégager son Imoca bloqué par un casier

il y a 1 day 4

Ajouter Le Figaro
à vos sources préférées

Ambroglio Beccaria a connu une petite mésaventure au large des côtes irlandaises.

Ambroglio Beccaria a connu une petite mésaventure au large des côtes irlandaises. Vendée Arctique

Lancé dans la Vendée Arctique, Ambrogio Beccaria a dû s’employer pour se libérer d’un filet emmêlé dans la quille de son Imoca.

Passer la publicité Passer la publicité

Ambroglio Beccaria occupe la quatrième place de la Vendée Arctique, une course au large en Imoca partie des Sables d’Olonne le 7 juin et envoyant les marins jusqu’au Cercle Polaire avant un retour en Vendée. Le Transalpin pointe au 4e rang ce jeudi derrière le trio Sam Goodchild (Macif Santé Prévoyance), Elodie Bonafous (Association Petits Princes-Quéguiner) et Violette Dorange (Initiatives Cœur). Mais il a dû s’employer pour rester dans le peloton de tête après une mésaventure.

Allagrande Mapei, son bateau, s’est retrouvé à l’arrêt dans les eaux au nord de l’Irlande alors que les côtes étaient à une dizaine de kilomètres. Son voilier était retenu par un objet non identifié. Le joyeux transalpin n’a pas eu d’autre choix que d’enfiler la combinaison, un masque et un tuba et plonger sous la coque pour résoudre le problème.

Passer la publicité

Cinq ou six plongées nécessaires pour débloquer le bateau

«C’est parti pour la pêche a lâché» le skipper après avoir tempêté un moment contre le mauvais sort en multipliant les jurons. Ambroglio Beccaria a effectivement découvert le cordage d’un casier attaché à sa quille. Il lui a fallu plusieurs tentatives pour dégager son bateau.

« C’est parti pour le Grand Nord ! Mamma Mia, quelle aventure cette régate ! En deux jours, tout ce qui m’est arrivé ! C’est un délire. Sur la quille , il y avait une sorte de filet de pêche avec une bouée attachée dessous. Il y avait une tension monstrueuse qui a détruit toute la partie inférieure de la lame dérivante. Je ne pense pas que ce soit sérieux mais on devra réparer. Il m’a fallu cinq ou six plongées», a lâché le matin qui avait retrouvé le sourire devant sa caméra.

«Mon Dieu, j’ai pleuré un peu plus tôt. Avant d’entrer dans l’eau, j’ai poussé un petit cri. J’étais vraiment terrifié. On l’a fait, nous sommes partis», a-t-il conclu ragaillardi, prêt à dépasser le Cercle Polaire avant de mettre cap au sud.

Lire l’article en entier