Vera Drake : Le film est-il inspiré d'une histoire vraie ?

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Ce mercredi 29 juillet 2026 à 20h55, Arte diffuse Vera Drake de Mike Leigh. Sorti en 2005, le film met en scène Imelda Staunton dans le rôle de Vera, une mère de famille qui aide clandestinement d'autres femmes à interrompre leur grossesse à une époque où l'avortement était encore illégal.

Sacré Lion d'or à la Mostra de Venise en 2004, Vera Drake est un drame réalisé par le cinéaste britannique Mike Leigh, déjà lauréat de la Palme d’or en 1996 pour Secrets et Mensonges. Sorti en France en 2005, le film aborde la réalité des avortements clandestins dans la Grande-Bretagne des années 1950, une période où cette pratique était encore strictement illégale.

Le récit suit Vera, une mère de famille au quotidien apparemment banal, qui aide des femmes à mettre fin à une grossesse non désirée. Le rôle-titre est interprété par l'actrice britannique Imelda Staunton, célèbre pour avoir incarné Dolores Ombrage dans la saga Harry Potter, ainsi que pour son rôle dans Downton Abbey ou, plus récemment, pour son incarnation de la reine Élisabeth II dans The Crown.

Vera Drake a-t-elle réellement existé ?

C'est le rôle de Vera qui révèle Imelda Staunton au grand public en 2004. Sa performance magistrale lui vaut un BAFTA, un Golden Globe, la Coupe Volpi de la meilleure actrice à la Mostra de Venise, ainsi qu'une nomination aux Oscars.

En réalité, Vera Drake est une figure fictive qui ne s'appuie sur aucune personne réelle. Pour construire son film, Mike Leigh s'est nourri de multiples récits de médecins ayant pratiqué des interventions clandestines avant la légalisation de l'avortement en Grande-Bretagne en 1967, ainsi que de témoignages de femmes ayant subi des expériences traumatisantes en tentant d'avorter illégalement.

Le choix de Mike Leigh concernant l’héroïne du long-métrage

À la sortie du film, certains médias ont critiqué le personnage de Vera, jugé trop bienveillant, alors que la réalité des avortements clandestins, souvent motivée par le profit, était parfois plus sombre.

Pourtant, dans sa note d’intention, Mike Leigh explique avoir délibérément dépeint Vera comme "une femme optimiste, généreuse, qui aime la vie", guidée uniquement par le désir d'aider ceux dans le besoin, et non par l'argent.

Le réalisateur souligne que son but était de "simplement montrer la difficulté dans laquelle se retrouvent celles et ceux convaincus que l'avortement est parfois un mal nécessaire". En situant l’intrigue en 1950, il souhaitait poser des questions morales de manière implicite, sans devenir un "ardent propagandiste" sur ce sujet qu'il juge "délicat et difficile".

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