Des investissements en berne, des difficultés d’exportation du pétrole, de nombreuses conséquences économiques découlent de la guerre en Iran. Mais d’autres répercussions étaient moins prévues. En effet, cette guerre impacte également l’approvisionnement en médicaments essentiels dans le Golfe.
Dans le détail, l’agence de presse Reuters rapporte sur une possible pénurie de médicaments anticancéreux. En effet, le Golfe dépend fortement des importations et certains médicaments ont une durée de conservation limitée. Ainsi, un stockage spécifique s’avère indispensable ce qui rend le transport terrestre de longue durée moins pratique. Si pour le moment, la situation n’est pas inquiétante, elle pourrait le devenir si le conflit devait s’éterniser.
Pour remédier à cette situation, des dirigeants de laboratoires pharmaceutiques occidentaux tentent d’emprunter des routes alternatives vers le Golfe et de transporter certains médicaments par voie terrestre depuis des aéroports comme Jeddah et Riyad en Arabie saoudite.
Acheminer rapidement les traitements
Cité par Reuters, un dirigeant révèle que certaines cargaisons entre l’Europe et l’Asie, qui transitent habituellement par les aéroports de Dubaï ou de Doha, étaient désormais acheminées via la Chine ou Singapour. Les voies maritimes n’étaient pas envisageables en raison de la durée plus longue du trajet. Pour répondre à un besoin urgent d’un patient, il est impératif pour le transporteur de choisir le mode d’acheminement le plus rapide.
Pour le moment, il n’y a pas de pénurie mais des difficultés pourraient apparaître pour les traitements contre le cancer, en particulier les anticorps monoclonaux en raison de retard de livraison. L’Agence européenne du médicament (EMA) assure que, pour le moment, la guerre au Moyen-Orient n’a pas d’impact sur l’approvisionnement en médicaments.
Sources
Le conflit au Moyen-Orient menace l’approvisionnement en médicaments anticancéreux, Boursier.com, 16 mars 2026

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