© Westend61/Getty Images
Le décret n° 2026-312 du 24 avril 2026 entre en vigueur le 14 juin 2026, le texte transpose en droit français les directives européennes sur les produits souvent consommés lors du petit-déjeuner. Alors, qu’est-ce qu’il y a au menu ?
À partir du 14 juin, votre table du petit-déjeuner ne sera plus tout à fait la même. Le décret n° 2026-312 du 24 avril 2026 vise à améliorer l’information des consommateurs, de lutter contre les fraudes alimentaires et d’harmoniser les règles en vigueur dans l’Union européenne.
Et plusieurs produits sont concernés : à commencer par la confiture. Pour ce produit star du petit-déjeuner, il faudra maintenant un minimum de 450 grammes de pulpe de fruits pour réaliser 1 000 grammes de confiture contre 350 grammes jusqu’à présent. Le décret liste des cas particuliers : 350 grammes pour les groseilles, sorbes, fruits de l’argousier, cassis, cynorhodons et coings, 180 grammes dans le cas du gingembre, 230 grammes dans le cas des anacardes et 80 grammes dans le cas des fruits de la passion. Sur l’étiquette aussi, les industriels vont également devoir quelques ajustements puisqu’ils devront indiquer précisément que le produit a été préparé avec « … grammes de fruits pour 100 grammes de produit fini ».
Autre produit qui va connaître certaines modifications : le miel. Il devra être indiqué clairement sur l’étiquette le pays ou les pays d’origine où le miel a été récolté sont indiqués sur l’étiquette. « Si le miel est originaire de plusieurs pays, les pays d’origine où le miel a été récolté sont indiqués sur l’étiquette dans le champ visuel principal, par ordre pondéral décroissant, avec le pourcentage que chacun de ces pays d’origine représente. Pour chaque part individuelle dans le mélange, calculée sur la base des documents de traçabilité de l’opérateur, une marge d’erreur de 5 % du pourcentage correspondant à cette part est admise », précise le décret.
Un peu de changement aussi pour les jus de fruits avec l’apparition de trois nouvelles catégories à teneur réduite. Cette dénomination pourra être utilisée par les boissons dont la teneur en sucres naturellement présents est réduite d’au moins 30 %. Les édulcorants ne pourront plus figurer sur la liste des ingrédients. « Les édulcorants ne sont pas autorisés dans la fabrication des produits énumérés dans la partie I, à l’exception des nectars de fruits », précise le décret.
Concernant les laits déshydratés, le décret annonce que « la réduction de la teneur en lactose par sa conversion en glucose et galactose est autorisée pour les laits de conserve partiellement ou totalement déshydratés. Les modifications de la composition du lait résultant de ce traitement sont admises si elles sont indiquées sur l’emballage du produit de manière indélébile et de façon clairement visible et lisible. Cette indication ne dispense pas de l’obligation relative à un étiquetage nutritionnel prévue par le règlement ».
Sources
Décret n° 2026-312 du 24 avril 2026 relatif aux confitures, gelées et marmelades de fruits, à la crème de marrons et autres produits similaires, au miel, aux jus de fruits et autres produits similaires, ainsi qu’aux laits de conserve partiellement ou totalement déshydratés destinés à l’alimentation humaine, Journal officiel

il y a 1 day
4



