« Des patients sont morts d’une perforation d’organe » : le nicorandil, vingt ans d’alertes ignorées pour un médicament peu efficace

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DÉCRYPTAGE - La revue « Prescrire » réclame le retrait immédiat de ce médicament de cardiologie encore prescrit à plus de 50 000 patients en France, et qui entraîne des ulcérations parfois graves.

Des risques « avérés », et des mesures « insuffisantes » pour protéger les patients : la revue indépendante Prescrire relance la controverse sur le nicorandil, dans une lettre ouverte adressée début mars à l’ANSM et à la Haute Autorité de santé (HAS). Elle y demande la disparition pure et simple de ce vasodilatateur indiqué en dernière intention dans l’angor stable, et accusé d’entraîner des ulcérations. L’angor, aussi appelé «angine de poitrine», correspond à des douleurs thoraciques provoquées par une mauvaise irrigation du cœur, généralement liées à un rétrécissement des artères coronaires. La revue juge le produit « plus dangereux qu’utile »  depuis 2011. Pourtant, il reste commercialisé et remboursé à 65 % par l’Assurance maladie.

Les premiers cas d’ulcérations cutanées et muqueuses liées au nicorandil ont été signalés il y a plus de vingt ans. Ces lésions peuvent toucher la bouche, la peau, l’intestin, l’anus, le vagin, voire la cornée. Elles évoluent parfois pendant…

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Le Figaro

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