Disclosure Day : Steven Spielberg revient à la science-fiction, et c’est (presque) génial !

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Steven Spielberg signe son grand retour à la science-fiction avec Disclosure Day, en salles ce mercredi 10 juin 2026. Une aventure qui allie à nouveau le spectaculaire et le merveilleux, et plaira à tous les fans des X-Files, malgré une petite retenue.

Il sait vraiment tout faire ! Rares sont les cinéastes à l'aise dans plusieurs registres, et Steven Spielberg fait clairement partie de ceux-là. On peut ainsi citer ses chefs d'oeuvre historiques, comme La Liste de Schindler, ou Il faut sauver le soldat Ryan, et son incroyable reconstitution du Débarquement... Mais aussi du très spectaculaire avec la saga Indiana Jones. Là où il est le plus fort, cependant, c'est dans la science-fiction. Son nouveau film, Disclosure Day, en salles ce mercredi 10 juin 2026, donne justement dans ce genre.

Qui n'a pas été bouleversé, transporté, par E.T. ou Rencontres du troisième type, dans lequel apparaît François Truffaut, terrifié en regardant La Guerre des mondes ? Disclosure Day est un peu un mélange de ces trois films, à la fois émouvant, intime, et très spectaculaire.

Quelle est l'histoire de Disclosure Day de Steven Spielberg ?

Le scénario suit en parallèle Daniel (Josh O'Connor), un jeune homme qui veut révéler un secret susceptible de bouleverser l'humanité toute entière, et Margaret (Emily Blunt), une présentatrice météo qui se met d'un seul coup à parler plusieurs langues et à émettre des sons bizarres. Deux personnes qui ne connaissant pas à priori, poursuivies par un seul et même homme (Colin Firth), à la tête d'une puissante organisation déterminée à cacher la vérité.

Margaret Fairchild, une présentatrice sur le point de découvrir la vérité Margaret Fairchild, une présentatrice sur le point de découvrir la vérité ©© Universal Studios. All Rights Reserved.

Ce n'est pas vraiment un spoiler d'expliquer que la révélation attendue est la présence sur Terre d'extra-terrestres. Steven Spielberg renoue donc avec un genre qui a, en partie, fait sa renommé, qu'il n'avait plus vraiment abordé depuis plus de vingt ans (avec La Guerre des mondes sorti en 2005), si l'on excepte la parenthèse Ready Player One (2018), situé dans un univers tout autre.

Et notre homme sait y faire. Dès le premier tiers du film, mystérieux et intriguant, la tension monte efficacement, avec nos deux héros qui tentent d'échapper chacun de leur côté aux griffes de Wardex, l'organisme censé protéger la révélation annoncée. La vérité est ailleurs : le célèbre slogan de la série X-Files, auquel Disclosure Day fait immanquablement penser, n'a jamais semblé aussi vrai, et Daniel et Margaret pourraient être les dignes héritiers de Mulder et Scully.

Disclosure Day : la quête émouvante et trépidante de la vérité

Tout s'accélère une fois que les deux lanceurs d'alerte, ou plutôt les deux témoins, se retrouvent. Avec notamment une incroyable course poursuite en voiture, le véhicule des deux héros poussé vers une voie ferrée sur laquelle arrive un train lancé à pleine vitesse. Une séquence électrisante, menée de main de maître par un metteur en scène orfèvre en la matière. Au fil des scènes, Spielberg, comme par le passé, interroge notre rapport à l'inconnu, à l'étranger, au merveilleux.

Nos deux héros, mal embarqués Nos deux héros, mal embarqués ©© Universal Studios. All Rights Reserved.

Le dernier tiers du film s'avère plus profond, plus émouvant. Faut-il tout révéler ? Quelles sont les conséquences de la vérité ? Des questions puissantes et très contemporaines, qui font écho à la plus récente des actualités, notamment aux Etat-Unis. Mais chacun sera touché en découvrant la révélation, distillée par petites touches.

La seule réserve de ce programme chargé et très réussi concerne justement une propension à en montrer un peu trop. Selon un principe bien connu du septième art, l'imagination du spectateur sera toujours plus puissante que la plus forte des images montrée à l'écran. Une critique bien mineure au regard de l'émotion véritable ressentie devant ce nouvel opus d'un cinéaste qui semble avoir trouvé une éternelle jeunesse derrière la caméra. Merci Monsieur Spielberg !

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