«Éviter que le phénomène ne se propage en Europe» : comment la guerre en Ukraine favorise la prolifération de bactéries multirésistantes

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D’une structure de soins à l’autre (ici, un poste de stabilisation), l’évacuation des blessés vers l’hôpital a lieu par étapes, multipliant les risques de contamination.

D’une structure de soins à l’autre (ici, un poste de stabilisation), l’évacuation des blessés vers l’hôpital a lieu par étapes, multipliant les risques de contamination. Dmytro Smolienko / ZUMA Press Wire via Reuters Connect

DÉCRYPTAGE - Les médecins ukrainiens constatent une recrudescence de souches diminuant les chances de survie des blessés. L’enjeu pour Kiev est à présent de mieux prévenir les risques d’infections en zone de combat.

« Plus de 90 % des blessés arrivent à l’hôpital  avec des infections polymicrobiennes à bactéries multirésistantes, c’est énorme ! », rapporte la chercheuse Hailie Uren, responsable de la résistance aux antimicrobiens et du contrôle des infections auprès du ministère de la Santé ukrainien. « On parle de trois à cinq bactéries résistantes différentes, ce qui rend les patients très difficiles à traiter. » En avril, elle publiait, aux côtés de scientifiques australiens et américains, un article dans la revue Trauma Surgery and Acute Care analysant les causes d’un tel drame sanitaire et mettant en garde contre l’extension du problème au reste de l’Europe.

« En Ukraine, l’usage d’armes très technologiques, comme des drones munis d’explosifs , est à l’origine de dommages graves des tissus et des os, qui mènent à des blessures particulièrement sévères, décrit Nicola Petrosillo, professeur en maladies infectieuses à l’hôpital universitaire du campus biomédical de Rome et membre de…

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Le Figaro

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