Traitements contre l'obésité Wegovy et Mounjaro : qui pourra bénéficier du remboursement dès le 15 juin 2026 ?

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Une femme utilise un stylo injectable. © Milko/Getty Images

Le remboursement de ces deux médicaments contre l’obésité sera effectif à partir du lundi 15 juin. Une prise en charge sous conditions. Découvrez qui peut y avoir accès.

L’annonce était attendue. À partir du 15 juin, les médicaments contre l’obésité Wegovy (sémaglutide) du laboratoire danois Novo Nordisk et Mounjaro (tirzépatide) de l’américain Eli Lilly seront remboursés par l’Assurance maladie. Deux arrêtés ont été publiés au Journal officiel le 28 mai 2026. « On est le premier pays de l’Union européenne qui accède au remboursement pour les patients qui en ont besoin, dans le droit commun, de façon pérenne », s’était félicitée la ministre de la santé, Stéphanie Rist, le 28 mai dernier sur TF1.

Quel taux de remboursement ?

Dans le détail, le taux de remboursement a été fixé à 65 %. Dans les faits, cette prise en charge devrait attendre 100 % dans la mesure où « quasiment tous ces patients sont pris en charge à 100 % » du fait de leur état d’obésité. Pour pouvoir bénéficier de cette prise en charge, il faudra être éligible à certains critères. En effet, le remboursement est autorisé avec les mêmes conditions que celles associées à la chirurgie bariatrique. « Considérant que, compte tenu de la priorisation des sous-populations susceptibles de bénéficier de cette spécialité effectuée par le collège de la Haute Autorité de santé ainsi que de l’impact financier potentiel sur les dépenses d’assurance maladie, les ministres compétents ont choisi de retenir une indication de prise en charge correspondant aux critères d’éligibilité à la chirurgie bariatrique ».

Précisément, le remboursement est donc accordé pour ces deux médicaments uniquement :

  • aux adultes atteints d’obésité massive, dont l’IMC est égal ou supérieur à 40 kg/m2, sans comorbidité ;
  • ou aux adultes atteints d’obésité sévère, dont l’IMC est égal ou supérieur à 35 kg/m²,  avec comorbidité.

Des conditions précisées par la ministre de la Santé : « Ce sont les personnes susceptibles d’avoir une chirurgie, d’être opérées de cette obésité, et qui pourront avoir ces médicaments si le médecin juge qu’il faut les prescrire. »

Ces médicaments doivent avoir été prescrits « chez l’adulte en cas d’échec de la prise en charge nutritionnelle bien conduite (< 5 % de perte de poids à six mois).

Dernière condition : en complément de la prescription de ces médicaments, le patient doit suivre un régime hypocalorique et augmenter son activité physique pour la gestion de son poids.

À savoir : Mounjaro a, en plus, une indication pour le diabète de type2.

La prescription initiale de ces deux traitements est réservée « aux professionnels exerçant dans les structures de santé impliquées dans la prise en charge de l’obésité de niveaux de recours 2 et 3, à savoir :

  • les médecins exerçant en centres spécialisés obésité (CSO),
  • les médecins exerçant dans un CHU,
  • les médecins exerçant dans un établissement de Soins médicaux et de réadaptation de « gastro-entérologie, endocrinologie, diabétologie, nutrition »
  • ou les endocrinologues en lien avec un CSO.

Jusqu’à présent, les patients français devaient payer environ 300 euros par mois pour ces stylos injectables disponibles sur ordonnance en pharmacie. Sur Franceinfo, le patron de Novo Nordisk France, Etienne Tichit indiquait que le Wegovy coûtera désormais « 146,91 euros par mois sur les trois premiers dosages », contre 250 à 400 euros par mois actuellement.

Mounjaro a des prix plus élevés : le 2,5 mg/dose est à 176,10 euros, le 5 mg/dose à 237,68 euros, le 7,5 mg et le 10 mg/dose sont à 335,95 euros et le 12,5 mg/dose et le 15 mg/dose à 433,80 euros.

Sources

« Arrêté du 23 mai 2026 modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux », Journal officiel.

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