«Je pense qu’on devrait arrêter...» : sacré à Roland-Garros, Alexander Zverev refuse d’évoquer les accusations de violences conjugales à son encontre

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Dans un entretien accordé à L’Équipe, l’Allemand numéro 3 mondial, vainqueur de Roland-Garros dimanche, a mis un terme aux questions de notre confrère, au moment où ce dernier évoquait les réserves de l’opinion publique à son encontre.

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Un choix éditorial qui en dit long. Pour la première fois depuis 2005, le vainqueur de Roland-Garros (Alexander Zverev, sacré face à Flavio Cobolli ce dimanche) n’a pas fait la Une de L’Équipe. Le quotidien sportif a préféré mettre en avant le titre historique des Messines en Ligue des champions de handball, une première pour un club français.

Pour certains observateurs, la raison est toute trouvée. L’Allemand de 29 ans, qui a décroché son premier titre du Grand Chelem après de multiples désillusions, est accusé de violences psychologiques et physiques par deux ex-compagnes. Une ombre qui plane sur sa carrière depuis plusieurs années.

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«Vous savez qu’il a été prouvé que les accusations étaient fausses ?»

Ce lundi, L’Équipe a publié une interview de l’Allemand, dans laquelle est évoqué le parcours difficile du joueur (moqué à l’école et diabétique), sa consécration et, aussi, les «réserves d’une partie du public et des médias» concernant les accusations de violences conjugales dont il fait l’objet. Après une première partie d’entretien décrite comme «chaleureuse et enjouée», l’intéressé s’est renfermé au moment où il a été interrogé sur ce sujet. «Attendez, déjà, ce n’est pas ce genre d’interview. Ensuite, vous savez qu’il a été prouvé que les accusations étaient fausses ?», a-t-il répliqué, crispé.

Relancé sur le traitement de son sacre et sur la Une du quotidien, Zverev s’est ensuite montré évasif : «C’est la deuxième fois que vous me posez une question là-dessus. Ce n’est pas ma décision. J’ai fait tout ce que j’ai pu et mon innocence a été prouvée.» Avant une intervention de son agent sur une énième relance. Notre confrère a ensuite voulu reprendre le cours de l’entretien avec une question sur le programme de l’Allemand, qui a préféré y mettre un terme : «Je ne sais pas. Je pense qu’on devrait arrêter, c’est mieux.»

En 2024, après la plainte de Brenda Patea (ancienne compagne avec qui l’Allemand a eu un enfant, la seule à l’avoir poursuivi en justice), les deux parties avaient finalement trouvé un accord à l’amiable, ne prouvant ni l’innocence, ni la culpabilité de l’accusé (qui avait dû verser 200.000 euros pour mettre fin à la procédure).

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