© Justyna/Adobe stock
Avec le retour du printemps dans quelques jours, soyez vigilant si vous reprenez vos balades avec vos animaux. Une sortie en nature, bien que très agréable, peut amener son lot de risques pour vos animaux. Voici 5 choses auxquelles vous devez faire attention selon Urgences vétérinaires.
Dès les premières semaines du printemps, le numéro d’urgences vétérinaires observe une hausse des appels. « En 2025, les appels ont progressé en moyenne de 20 % entre le mois de février et de mars, de 32 % en avril et de 56 % en mai », apprend-t-on dans un communiqué des Urgences vétérinaires (source 1).
« Mais avec la bonne prévention et une réaction rapide et adaptée, on peut facilement éviter que des simples dangers saisonniers ne deviennent des urgences vitales », renchérit Pierre Fabing, vétérinaire aux 3115 urgences vétérinaires.
Les tiques, un parasite des forêts
Particulièrement active dans les herbes hautes, les sous-bois ou les parcs, les tiques peuvent transmettre plusieurs maladies aux animaux, dont la piroplasmose, aussi appelée babésiose canine. La maladie produit des symptômes d’abattement, d’anémie progressive, de fièvre ou encore un changement des couleurs de l’urine dans les jours qui suivent la morsure.
Afin de protéger son animal, le mieux à faire est alors d’administrer un traitement antiparasitaire adapté et d’inspecter le pelage après chaque balade, notamment au niveau du cou, des oreilles, des aisselles et entre les doigts.
Les tiques peuvent aussi s’accrocher aux humains. Ayez le bon réflexe d’examiner votre corps, en plus de celui de vos animaux pour prévenir toute maladie. En effet, la tique est porteuse de nombreux agents pathogènes, dont la bactérie Borrelia, à l’origine de la maladie de Lyme.
Les épillets des graminées sauvages
Présents dans de nombreuses graminées, les épillets sont au printemps et en été une cause fréquente de consultation vétérinaire. Ils peuvent s’introduire dans les oreilles, le nez ou les coussinets du chien.
À surveiller en cas de doute : des éternuements répétés, des secouements de la tête ou de la patte, une boiterie ou encore un œil fermé après une balade.
Les chenilles processionnaires et leurs poils urticants
Le contact avec les poils des chenilles processionnaires provoque chez l’animal des réactions inflammatoires graves, notamment au niveau de la langue et de la bouche.
En cas de salivation excessive, de gonflement de la langue, de douleur intense ou d’agitation après avoir flairé le sol, le maître de l’animal doit « immédiatement rincer la bouche de l’animal à grande eau, sans frotter et contacter un vétérinaire en urgence ».
Le site des Urgences vétérinaires a d’ailleurs lancé un outil Alerte chenilles, qui permet de signaler leur présence (carte de localisation sur leur site).
À lire aussi
Les piqûres d’abeilles ou de guêpes
Un peu de curiosité, et c’est le drame. Un insecte s’étant senti attaqué peut piquer votre animal au niveau du museau, de la bouche ou autour des yeux, engendrant un gonflement rapide, une douleur et une salivation excessive.
Ce qu’il faut éviter, c’est une réaction généralisée, c’est-à-dire un gonflement de l’ensemble de la tête, des difficultés respiratoires, des vomissements, de la diarrhée voire un malaise. Si vous suspectez une réaction grave, il est impératif de surveiller attentivement votre animal pendant plusieurs heures après la piqûre. Pour limiter l’inflammation, appliquer du froid sur la zone touchée peut aider, en attendant l’avis d’un vétérinaire.
Une trousse d’urgence pour des balades en toute sécurité
L (haues vétérinaires recommandent à toute personne partageant sa vie avec un petit compagnon de garder sur soi une trousse d’urgence afin de se tenir prêt en cas d’urgence. Elle contiendrait :
- un tire-tique, l’accessoire qui permet de retirer la tique sans l’écraser et sans laisser la tête dans la peau ;
- du sérum physiologique pour nettoyer les plaies superficielles, les oreilles, les yeux, ou même humidifier le bout du museau ;
- quelques compresses ;
- un désinfectant pour animaux ;
- une pince fine en cas d’épillets ;
- une petite lampe de poche pour inspecter le pelage, les oreilles ou les coussinets.
Les vétérinaires rappellent pour conclure, qu’en cas de doute, il est toujours plus prudent de contacter son vétérinaire ou les urgences vétérinaires au numéro 3115.
Sources
Source 1 : “Au printemps, les urgences vétérinaires explosent : les vétérinaires alertent sur les accidents les plus fréquents lors des balades”, communiqué 3115 Urgences vétérinaires, mars 2026.

il y a 1 day
1



