Besoin d’un coup de jus avant un cours de sport ou après la pause déjeuner ? Rien de tel qu’une canette de Monster, de Celsius ou encore de Red bull pour repartir. Avec ce marketing, un packaging attrayant et des prix attractifs, le marché des boissons énergisantes a su séduire de nombreux consommateurs, notamment les jeunes, pour s’imposer au fur et à mesure comme un produit alimentaire banal du quotidien.
Leurs nombreux additifs sont problématiques
Pourtant, ces boissons énergisantes sont loin d’être anodines. Insidieusement, leurs multiples composants impactent notre organisme, en particulier notre santé rénale.
En cause, « ce sont surtout les nombreux additifs alimentaires qu’elles contiennent qui sont problématiques ». Entre conservateurs, colorants, exhausteurs de goût, les additifs sont la source de nombreux effets secondaires préoccupants pour la santé.
Des atteintes rénales d’abord silencieuses
En consommer « une canette par jour, sur une longue période suffit », précise la néphrologue, membre de l’Association Régionale de Néphrologie d’Ile-de-France (Rénif. D’abord discrets, les effets sur la santé sur le long cours peuvent déclencher l’apparition d’une maladie rénale chronique, surtout si la consommation de boissons énergisantes et couplée avec une mauvaise hygiène de vie alimentaire.
« Je n’ai jamais vu un patient avoir besoin d’une dialyse simplement parce qu’il consommait trop de boissons énergisantes. En revanche, une accumulation avec les fastfoods, les produits surprotéinés et les produits ultratransformés est un facteur de risques », raconte Anne Kolko-Labadens. Le souci c’est qu’il n’y a pas de signes.
Des dépistages pour protéger ses reins
Parce qu’une maladie chronique du rein n’est pas facilement détectable, les professionnels de santé invitent tout un chacun à faire les tests de dépistage. Il en existe deux types :
- une prise de sang pour mesurer la créatinine et estimer la fonction rénale ;
- un dépistage de protéines via un test de bandelettes urinaires ou un échantillon d’urine.
Sources
Entretien mardi 17 mars 2026 avec Anne Kolko-Labadens, docteure en néphrologie et membre de l’Association régionale de néphrologie d’Ile-de-France (Rénif).

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