RÉCIT - En juin 1994, lors de la Coupe du monde de football qui se déroule aux États-Unis, le défenseur colombien marque un but contre son camp qui élimine son équipe. Le début d’une rapide descente aux enfers, jusqu’au drame.
Nous sommes en juin 1994. L’équipe nationale colombienne s’envole pour la Coupe du monde qui se déroule aux États-Unis. Direction la Californie, où elle a son camp de base. Avec un style axé sur la technique et un jeu offensif, cette équipe sud-américaine fait partie des plus sérieux outsiders. Après avoir battu l’Argentine 5-0 lors des éliminatoires, même le roi Pelé, fin observateur, pense que « Los Cafeteros » sont les grands favoris. Il est vrai que les Colombiens ont de solides arguments. Autour du capitaine, Carlos Valderrama, on retrouve une génération talentueuse : Freddy Rincon, Faustino Asprilla, Adolfo « El Tren » Valencia, qui vient de remporter le championnat allemand avec le Bayern Munich.
Il y a aussi un joueur plus discret, mais terriblement influent : Andrès Escobar, surnommé « El Caballero del Fútbol» (le gentleman du football). Le défenseur central à l’allure élancée fait figure de cadre dans le vestiaire et sur le terrain. Calme, humble, souvent perdu dans ses pensées, l’homme âgé…

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