Parkinson : une étude révèle les différences de symptômes entre hommes et femmes

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La maladie de Parkinson est majoritairement connue comme étant une maladie neurodégénérative caractérisée par des tremblements. Mais une vaste nouvelle étude, parue dans la revue The Lancet Regional Health - Western Pacific (Source 1) révèle que d’autres symptômes, non moteurs, sont aussi fréquents et impactants pour le mode de vie.

Menée auprès de près de 11 000 Australiens atteints de la maladie de Parkinson, cette vaste étude apporte d’importants éclairages sur les symptômes de la maladie, les facteurs de risques, mais aussi les différences entre les sexes.

Des symptômes non-moteurs plus que fréquents

L’étude révèle ainsi que les symptômes non-moteurs ne sont pas à négliger, puisque la perte d’odorat concerne 52 % des malades, les changements de mémoire 65 %, tandis que douleur et vertiges touchent respectivement 66 % des parkinsoniens. 96 % des participants ont également rapporté avoir souffert de troubles du sommeil (insomnie, somnolence en journée).

L’étude vient confirmer que l’âge est le principal facteur de risque de la maladie de Parkinson, avec un âge moyen d’apparition des symptômes fixé à 64 ans, et celui du diagnostic, autour de 68 ans.

Gènes, environnement, ou les deux à la fois

Si la majorité des cas résultent d’interactions complexes entre facteurs de risque génétiques et environnementaux, en plus de l’avancée en âge, l’étude montre que les expositions environnementales nocives sont fréquentes :

  • 36 % des personnes ont déclaré avoir été exposées aux pesticides,
  • 16 % avaient des antécédents de traumatisme crânien,
  • et 33 % avaient travaillé dans des secteurs à haut risque (agriculture, pétrochimie, transformation des métaux).

Hommes et femmes, pas égaux face aux symptômes

On estime actuellement que la maladie de Parkinson est 1,5 fois plus fréquente chez l’homme que chez la femme. L’étude révèle en outre que cette maladie neurodégénérative se manifeste et évolue différemment selon le sexe :

  • les femmes sont globalement plus jeunes que les hommes lorsqu’apparaissent les symptômes (63,7 ans contre 64,4 ans), et au moment du diagnostic (67,6 vs 68,1 ans) ;
  • les femmes sont plus susceptibles de ressentir des douleurs (70 % contre 63 %), et de chuter (45 % contre 41 % des hommes).

À l’inverse, les hommes connaîtraient davantage de changements au niveau de la mémoire que leurs homologues féminines (67 % contre 61 %), et de comportements impulsifs, notamment d’ordre sexuel (56 % des hommes contre seulement 19 % des femmes).

Les chercheurs estiment que cette étude fournit un éclairage précieux sur la maladie et ses manifestations, mais soulignent que l’étude n’a été menée que sur des personnes d’origine européenne. Beaucoup de choses sont encore à découvrir concernant la maladie de Parkinson, son évolution différant beaucoup d’une personne à l’autre.

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