C’est l’une des stratégies les plus évoquées pour lutter contre la prolifération du moustique tigre vecteur de maladies : libérer dans la nature des moustiques mâles modifiés pour être stériles, afin de féconder des femelles et ne pas engendrer de descendance. Et c’est ce à quoi entend participer le géant de la tech Google.
Par l’intermédiaire de sa société mère Alphabet, Google a demandé le feu vert des autorités fédérales de Floride et de Californie pour relâcher jusqu’à 32 millions de moustiques dans la nature. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du programme Debug, visant donc à lutter contre le moustique tigre, qui peut transmettre dengue, virus du Nil Occidental, chikungunya ou encore virus Zika.
Dans le cadre de ce programme, les moustiques mâles relâchés, dénués de maladies et qui ne piquent pas, seront préalablement infectés par une bactérie, Wolbachia, qui les rend stériles. De sorte que lorsque ces mâles s’accoupleront avec des femelles, les œufs de celles-ci n’écloront pas.
Des lâchers expérimentés en France
En France, de tels lâchers ont déjà été expérimentés, notamment dans les zones où les moustiques pululent, telle que la Camargue, ou encore récemment, fin mai, à Mions, au sud-est de Lyon. Cette approche est considérée comme une méthode de lutte antiparasitaire très efficace, et respectueuse de l’environnement, contrairement à l’usage d’insecticides, que les autorités mettent en place ponctuellement suite à un cas avéré de dengue, chikungunya ou autre virus transmis par le moustique tigre.
L’agence américaine de protection de l’environnement a indiqué examiner la demande de Google.
Des mesures à prendre à échelle individuelle et collective
En attendant que ce type de mesure soit menée à plus large échelle, rappelons les gestes simples pour se progéter et lutter contre la prolifération du moustique tigre :
- éliminer les eaux stagnantes où les femelles pourraient pondre (coupelles de plantes, arrosoir, mobilier et jeux pour enfants…) ;
- se protéger efficacement des piqûres avec des vêtements couvrants et/ou des produits adaptés ;
- consulter en cas de symptômes évoquant une maladie vectorielle transmise par ce moustique (fièvre, état grippal, courbatures…).
En sachant qu’un moustique tigre croisé dans notre jardin est né et évolue dans un rayon de 150 mètres autour de chez nous, d’où l’importance de lutter collectivement, entre voisins.

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