Le manager des Maritimes, à la peine en championnat, nourrit de nouvelles ambitions pour le sprint final des huit dernières journées de la saison régulière. Et ça doit commencer face à Pau, ce samedi soir.
Fin février, les Rochelais se sont imposés à Castres, mettant fin à une série de cinq défaites. Le point de départ d’un sursaut espère le manager irlandais d’une équipe seulement 10e au classement et qui reçoit Pau ce samedi soir. Un rendez-vous à ne pas rater sous peine de dire adieu à la qualification, les Maritimes étant à 8 points de la 6e place.
La victoire à Castres
«Certaines performances n’étaient pas tout au niveau. Mais, ce qui est important, c’est qu’on est resté soudés. On a pas mal parlé. Pas derrière le dos ou à la machine de café. On s’est dit des choses. Maintenant, tout le monde a besoin d’aller dans la même direction. Et j’ai besoin d’une ambiance de fou samedi soir. Beaucoup de supporters sous-estiment ça. Mais ça peut faire la différence si le match est serré.»
Le groupe enfin au complet
«C’est un peu bizarre, mais très positif. Et très nécessaire. Quand on a jusqu’à 28 joueurs à l’infirmerie, ça mange un peu l’âme de tout le monde. Je suis content. C’est un climat différent pour travailler. Pour la première fois depuis dix-huit mois, c’était très difficile de choisir l’équipe. Pour moi, c’est l’indicateur de la force de l’équipe. (…) Je sens qu’il y a une très bonne ambiance, une bonne énergie et de la bonne volonté. La sensation que le rugby passe vite. C’est peut-être lié à la situation de Uini (Atonio), mais je trouve que les yeux des mecs sont différents. Beaucoup plus intéressés, beaucoup plus engagés.»
Le cas Skelton
«Will (Skelton) a joué seulement cinq matchs depuis le début de la saison à cause de ses blessures. C’est l’un des meilleurs hommes dans le monde et c’est l’un des meilleurs joueurs dans le monde. Le club a besoin de Will et il est là. Mais Will et Uini (Atonio), c’était une combinaison importante. Et c’est fini. Donc c’est à moi d’aider Will parce que c’est une grande perte pour lui. Pour certains, ce n’est pas juste un sport, surtout pour presque deux frères. C’est comme si quelque chose n’allait pas bien dans le corps et la tête de Will quand Uini n’est pas là, et l’inverse.»
Hastoy, supposé sur le départ, va prolonger
«Ce n’est pas le club mais moi qui lui avais dit qu’il pouvait trouver une porte de sortie à la fin de la saison. C’était horrible pour nous deux. Parce que j’ai beaucoup d’admiration pour Antoine. Mais on ne peut pas être dans le déni non plus. Je n’étais pas content avec ses performances. Mais je dois lever la main et dire que c’est ma façon de faire. C’est un peu sévère, mais on est dans le sport de haute performance. J’ai un énorme respect pour Antoine. C’est un peu comme mon mariage à la maison. Il y a des moments faibles, il y a des moments très forts. Mais ce n’est pas parce que ça ne marche pas pendant quelques mois que tu quittes la maison. Ce n’est pas ma vision de choses. Donc Antoine ne va pas quitter le club. C’était une menace. J’ai dit à Antoine, ‘’c’est urgent, j’ai besoin de toi, l’équipe a besoin de toi. Allons-y maintenant’’. J’ai mal apprécié le compétiteur en lui. Parce qu’il y a une autre façon d’opérer dans la culture française. J’ai appris ça et je respecte. Notre nouveau chapitre a commencé contre Castres et c’est bien. (…) Beaucoup de fois, en rentrant chez moi, je me disais ‘’Qu’est-ce que je fais ? J’ai besoin de créer une équipe. Et, pour créer une équipe, j’ai besoin d’un bon 3, d’un bon 5 et d’un très bon 10.’’ J’ai donc dit à Antoine ‘’j’ai besoin de toi’’. C’est la vraie histoire. Antoine est ici pour les trois prochaines années. C’est un compétiteur. Mais un bon coach doit être capable de tirer le meilleur de chaque joueur. Avec Antoine, on n’a pas vu ça pour le moment. Mais, dans le passé, on l’a vu. Donc, je suis convaincu qu’ensemble, on peut aller plus loin.»
L’apport de Niniashvili… au centre
«Il est très fort parce que c’est un super garçon. Il est ouvert, il aime apprendre. Comme beaucoup de grands joueurs, il a ses principes et ses valeurs. Il ne va pas transiger avec ça. C’est exactement ce que je cherche : d’être constant et de donner la meilleure version de toi chaque jour. La plus grande arme dans notre sport, c’est la vitesse. Et lui, c’est un tueur. Beaucoup de choses sont faciles pour lui. Mais il y a aussi beaucoup de choses que je ne suis pas sûr s’il est capable de le faire. Dans sa tête, oui, mais dans la mienne, pas certain. Ce serait hyperbête de mettre sur un toit sur un joueur comme lui parce qu’on ne sait pas où on va finir avec lui. Son développement n’est même pas proche d’être fini. Il est hyperintéressant. Mais je pense qu’il aime bien manger et faire dodo aussi…»
Atonio dans le staff
«Il est revenu au centre d’entraînement mais c’est trop tôt pour qu’il reprenne sa casquette d’entraîneur.»
La menace paloise
«Avec sa ligne de trois-quarts, Pau, ça va super vite. C’est une équipe qui est capable de marquer des essais de 100 mètres. Le match aller, même avec ce carton rouge, c’était une performance honteuse de notre part (défaite 53-33). Ce n’était pas bien pour nous, donc j’attends beaucoup plus.»

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